Près d’une centaine de personnes se sont déplacées pour la soirée de retrouvailles.

Ligue de hockey Dépression: 75 ans d’esprit sportif

Près d’une centaine d’anciens de la Ligue de hockey Dépression étaient réunis vendredi soir au tout nouveau Centre Notre-Dame de Granby le temps de chaleureuses retrouvailles. L’occasion était donc parfaite pour se remémorer souvenirs et anecdotes.

Le bilan est unanime : la Ligue Dépression a permis à ses anciens joueurs, entraîneurs et administrateurs de vivre des moments inoubliables. Avec une saine compétition, un bon esprit sportif et une bonne organisation, la ligue a réussi à perdurer depuis 75 ans.

« On pourrait avoir davantage de joueurs réservistes, mais toutes les équipes sont pleines, explique le président de la ligue, Sylvain Rousseau. Jadis, il y a déjà eu plus que 8 équipes, mais nous fonctionnons sous ce format depuis les années 70. »

Pour mousser l’intérêt, le circuit a aussi misé dans les dernières années sur les activités hors glace.

« Avec l’inscription vient, par exemple, un souper après les deux premières parties. On organise aussi un gala et un tournoi de golf », précise M. Rousseau.

Tous les anciens questionnés par La Voix de l’Est sont unanimes, c’est avant tout sur la qualité du jeu que repose le succès de la Ligue Dépression.

« Nous avons toujours joué avec un bon esprit sportif, assure Fernand Longchamp, qui cumule une dizaine d’années au sein de la ligue. C’est sans contact et les règlements sont adaptés en conséquence. C’est bien parce qu’on a des joueurs de tout âge dans une même équipe, de 30 à 60 ans », mentionne-t-il.

L’ancien entraîneur Normand Plouffe, qui a consacré 12 ans derrière le banc dans les années 60 et 70, tenait à souligner la qualité de l’organisation du circuit.

« À l’époque, les entraîneurs faisaient également partie de la direction. Ça nous permettait de nous impliquer. Ce n’est que de bons souvenirs lorsque je repense à ces années . »

La soirée de retrouvailles organisée au Centre Notre-Dame a été l’occasion pour les anciens joueurs de revoir les visages de camarades de glace, mais également de remarquer quelques absences.

« Depuis que je suis arrivé, j’ai pu compter sur mes deux mains le nombre de joueurs qui ont joué avec moi qui nous ont quittés. C’est un peu particulier » confie Robert Choquette.

Parmi les anciens qui s’étaient déplacés vendredi soir se trouvaient tout de même quelques vétérans plus âgés que la ligue elle-même.

Roland Mercier a joué une trentaine d’années dans la Ligue Dépression, des années 60 jusqu’au début des années 90.

« J’ai joué à Victoriaville et à Québec aux côtés de Jean Béliveau, ça ne me rajeunit pas ! J’ai beaucoup aimé la Ligue Dépression et je me suis rapidement impliqué comme commanditaire. À un moment donné, je jouais, nous étions commanditaires et il y avait six ou sept de nos employés qui jouaient également », se souvient M. Mercier, qui était accompagné de son fils lors des retrouvailles.

Près d’une centaine de personnes se sont déplacées vendredi.

De bonnes affaires

En plus de garder la forme, Robert Choquette assure que la Ligue Dépression a permis aux gens d’affaires de la région de réaliser de bonnes affaires.

« Les gens d’affaires parlaient business dans les vestiaires. Il y avait beaucoup d’opportunités avec toutes les activités et ça marchait. Tant qu’à m’acheter une voiture, on se disait que nous allions aller voir les Mercier qu’on connaissait personnellement. »

En plus des retrouvailles de vendredi soir, un gala est prévu samedi à l’Hôtel Castel. La Ligue Dépression ajoutera alors un nouveau joueur à son temple de la renommée.