Maintenant recruteur avec Tampa Bay, Michel Boucher est assurément l’un de meilleurs leaders qu’il m’a été donné de rencontrer dans ma vie.

LHJMQ: mes plus belles rencontres

CHRONIQUE / La Ligue de hockey junior majeur du Québec fête cette année son 50e anniversaire de fondation et tout au long de la saison, de nombreuses cérémonies, célébrations, événements, reportages ou émissions de toutes sortes nous ont fait revivre certains grands moments du circuit Courteau.

 étant moi-même associé depuis exactement 43 ans en tant que fan (le mot est faible !), détenteur de billets de saison, journaliste, panéliste, analyste à la radio et à la télévision, dépisteur, assistant-entraîneur (l’histoire d’un match !) et même dirigeant d’équipe, la LHJMQ fut non seulement pour moi toute une école, mais elle m’a aussi fait vivre assurément les plus belles années de ma vie (professionnellement du moins !) tout en m’aidant à caresser l’un de mes plus grands rêves, celui d’avoir pu accéder au hockey professionnel. 

Et Dieu sait que j’y ai fait de belles rencontres !

Mais après toutes ces années consacrées au recrutement, si j’avais à choisir la personne qui a exercé la plus grande influence à mon égard, je serais incapable de trancher entre André « Moose » Dupont et Michel Boucher. J’avais quatorze ans quand j’ai connu le premier et dix-sept lorsque j’ai rencontré le second. Ces deux personnes ont été à ce point formidables à mon endroit que je me devais de vous en parler, ne serait-ce que pour les remercier, eux que je considère encore aujourd’hui comme étant mes pères spirituels. 

« Monsieur »

La fascination que j’éprouve pour Monsieur Dupont (je n’ai jamais, au grand jamais, été capable de l’appeler par son prénom) remonte au milieu des années 80 alors que fraîchement débarqué à Trois-Rivières en provenance de Shawinigan, mon lieu de naissance, j’étais à la recherche d’un emploi d’étudiant, étant alors âgé de 14 ans. 

Après une brillante carrière de 15 saisons dans la Ligue nationale, dont deux conquêtes de la Coupe Stanley, il fit un retour dans sa ville natale afin de diriger les Draveurs tout en exploitant un magasin d’articles de sports. N’écoutant que mon courage, j’étais allé le rencontrer à sa boutique afin de lui demander du travail et il m’avait embauché sur-le-champ. 

Dès lors, ce fut le début d’une longue amitié, tant et si bien que quelques années plus tard, alors nouvellement nommé directeur du personnel par les Sénateurs d’Ottawa, il me fit une petite place dans son équipe afin que je puisse vivre avec lui les joies du hockey professionnel, moi qui venait tout juste de faire mes premiers pas en tant que recruteur dans la LHJMQ grâce à un certain Michel Boucher. 

Son intégrité, sa patience ainsi les précieux conseils qu’il me prodigue encore et toujours lors de nos nombreux voyages font de lui un personnage que je ne pourrai jamais oublier. 

Le leader

Les leaders charismatiques m’ont également toujours fasciné. Leur succès se mesure en premier lieu, bien sûr, à leur capacité d’élaborer des perspectives claires. Cette qualité, Michel Boucher l’a toujours eue. Même chose pour cette autorité morale qui soudait ses équipes de dépisteurs (J’ai travaillé sous ses ordres pour trois organisations différentes, les deux premières ayant cessé leurs activités !) en plus de lui permettre d’établir une communication efficace avec le plus grand nombre de gens, reliés au hockey ou non. 

Lucide sur les orientations à donner à l’équipe, il a été probablement le meilleur rassembleur que j’ai connu. C’est sans doute ce qui nous a permis de bâtir ensemble les Tigres de Victoriaville et de les amener à la Coupe Memorial. Quand j’ai quitté les Tigres pour être le premier employé engagé par la famille Savard avec le Rocket de Montréal en 1999, notre relation en a quelque peu souffert, mais je suis sûr que dans son for intérieur, il comprenait les raisons pour lesquelles je ne pouvais laisser filer une telle offre. 

Michel Boucher est aujourd’hui dépisteur émérite pour le compte du Lightning de Tampa Bay. À mon avis, il est l’un des meilleurs recruteurs de la LNH sinon le meilleur ! Dire que le Canadien l’a laissé partir… incroyable ! 

Je suis convaincu que, tout comme moi, lorsqu’il roule vers les différents amphithéâtres, il pense à tous les fous rires que nous avons eus lors de nos traditionnelles conversations « père-fils ». 

La famille Savard

Si André « Moose » Dupont et Michel Boucher représentent à mes yeux des personnes dans une classe à part, il en existe également quelques autres, qu’ils fussent recruteurs, joueurs, entraîneurs ou dirigeants. Parmi eux, se trouve bien évidemment la famille Savard.

Tel que mentionné précédemment, j’ai été embauché par la famille Savard (Serge Savard père et fils) en janvier 1999 et il s’agit là certainement de l’une des plus belles expériences de ma vie.

Jamais je n’avais jusque-là été autant impliqué dans les opérations d’une équipe de hockey qu’avec le Rocket. Alors que parallèlement à cela je débutais une carrière en enseignement, combien de fois « Junior » m’a-t-il tiré du sommeil en me téléphonant vers minuit tout en me disant : « Qu’est-ce que tu fais ? » Je lui répondais : « Je dors, je donne des cours demain matin à 8 heures à l’école à Grand-Mère. » Il rétorquait : « Faudrait que l’on se parle, j’ai un échange sur la table. Attends-moi, je descends ! ». 

Tout bonnement, il quittait sa résidence cossue de Longueuil pour venir me cueillir à mon domicile de Cap-de-la-Madeleine une heure plus tard afin que l’on se rende au restaurant Normandin, où, devant 1 ou 2 « jus de pomme », nous discutions de scénarios de transaction, bien souvent jusqu’aux petites heures du matin. 

Les fleurs transmises à ma conjointe pour son anniversaire et les rondes de golf jouées dans les clubs les plus huppés me font dire que parmi tous les patrons que j’ai eus, les Savard furent très certainement les plus généreux. 

Des gens tout aussi fantastiques, j’en ai rencontré bien d’autres grâce à la LHJMQ. D’ailleurs, je compte bien vous en reparler dans l’une ou l’autre de mes prochaines chroniques…

Les cinq jeunes récipiendaires du prix Mathieu Darche sont accompagnés de Patrick Lachapelle, responsable du programme « Concentration ».

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Cinq étudiants-athlètes portant fièrement les couleurs des Titans du Verbe Divin de la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) ont reçu tout un coup de chapeau de la part des autorités de leur circuit en étant nommés récipiendaires du prix Mathieu Darche en ce qui concerne la deuxième étape de l’année scolaire.

Ce prix, qui récompense à la fois les bons efforts dans les salles de classe et sur la glace, a notamment été remis à Maxime Matteau (M-13), Elliot Leblanc (M-15 mineur), Justin Raymond (M-15 majeur), Josh Tremblay (M-17 majeur) et Jérémy Lampron (M-18). Félicitations !

*****

Le Tournoi de tennis provincial junior de Waterloo a récemment reçu une excellente nouvelle puisqu’il vient de mériter le prix d’excellence de Tennis-Québec pour l’année 2018.

La sélection ayant été effectuée parmi tous les tournois supervisés par la fédération, cette marque de reconnaissance leur a été décernée en raison de l’excellence de leur organisation ainsi que des services impeccables fournis aux joueurs, parents et officiels.

Félicitations donc à toute l’armée de bénévoles impliqués pour leur dévouement ainsi qu’un coup de chapeau à mes amis François Godbout et Paul-Eloi Dufresne, qui se font un devoir de souscrire à cette cause année après année.