Congédié par les Inouk à la mi-novembre, Patrick Bergeron est récemment devenu le nouvel entraîneur-chef des Rangers de Montréal-Est. 
Congédié par les Inouk à la mi-novembre, Patrick Bergeron est récemment devenu le nouvel entraîneur-chef des Rangers de Montréal-Est. 

LHJAAAQ: Patrick Bergeron devient l’entraîneur-chef des Rangers

À travers cette période de crise et de restrictions, Patrick Bergeron a reçu une excellente nouvelle. Les Rangers de Montréal-Est ont offert une promotion au résident de Roxton Pond, qui devient donc l’entraîneur-chef de la formation de la Ligue de hockey junior AAA du Québec.

«Quand Gianni Cantini m’a proposé de travailler avec lui comme entraîneur associé moins de 48h après mon congédiement à Granby, l’idée de le remplacer comme entraîneur-chef à moyen ou long termes ne m’a même pas traversé l’esprit», a avoué Bergeron en entrevue avec La Voix de l’Est dimanche.

«J’ai été agréablement surpris de recevoir l’appel de l’organisation, qui veut continuer avec moi, qui me fait confiance en me donnant les rênes de l’équipe.»

Au début du mois d’avril, Cantini avait décidé de quitter ses fonctions d’entraîneur, directeur général et actionnaire des Rangers. Le rôle de DG est désormais occupé par Eric Rayment, également copropriétaire et vice-président des opérations hockey.

Trajectoire ascendante

Le club montréalais a raté les séries éliminatoires – qui ont ensuite été annulées – par trois points la saison dernière, notamment en raison d’un «manque de millage et d’opportunisme». Patrick Bergeron croit néanmoins que son équipe suit actuellement une trajectoire ascendante.

«Les choses peuvent changer rapidement dans le hockey junior, mais en principe, la majorité de nos joueurs devraient être de retour. On compte sur notre noyau, qui a gagné en expérience au cours des derniers mois», a fait valoir le Roxtonais, qui a lui-même joué dans la Ligue midget AAA puis au niveau senior.

L’attaque des Rangers devrait notamment être construite autour de David Fontaine et Nicolas Ranno la saison prochaine.

Patrick Bergeron

Toujours amer

Patrick Bergeron estime qu’un entraîneur aurait tort de croire qu’il bénéficie d’une «job à vie». Le Roxtonais admet néanmoins que la fin de sa seconde association avec les Inouk, survenue à la mi-novembre, conserve un goût amer.

«J’ai encore de bons amis au sein de l’organisation. Par contre, les gens qui m’ont jeté sous l’autobus quand ça allait mal, disons que je n’ai pas l’habitude de leur parler depuis quelques mois…», a-t-il précisé.

«Je reste convaincu que s’ils avaient été plus patients, qu’ils m’avaient écouté un peu plus, je serais encore là. On avait un groupe de joueurs talentueux, qui vont continuer à progresser. Je ne sais pas si on peut parler de panique, mais les dirigeants semblaient vouloir gagner à tout prix.»

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On peut maintenant affirmer que le congédiement de Bergeron n’a pas eu l’effet espéré. Son successeur, Charles Rondeau, a aussi déploré le manque d’engagement de certains joueurs, avant de démissionner après 14 matchs à la barre des Inouk.

La situation s’est ensuite améliorée sous la gouverne de Jason Tracey et le club granbyen a finalement confirmé sa place en séries. La pandémie de la COVID-19 est toutefois venue freiner cet élan.

Quoi qu’il en soit, Patrick Bergeron n’a jamais douté de ses capacités d’œuvrer comme grand patron derrière un banc de la LHAAAQ.

«J’ai confiance en mes moyens, je crois que je suis un bon pédagogue. Je savais qu’une autre organisation le remarquerait.»

«J’ai tourné la page, je suis passé à autre chose. J’ai maintenant une nouvelle opportunité de démontrer mon savoir-faire.»