Les Predators de Nashville ne sont plus qu'à une victoire de participer à la première finale de l'Association Ouest de l'histoire de la concession.

Les Predators montrent enfin les dents en séries

Il y a trois ans, le directeur général David Poile a coupé les ponts avec le seul entraîneur-chef de l'histoire de la concession, Barry Trotz, afin d'embaucher Peter Laviolette, de manière à améliorer l'attaque des Predators de Nashville.
La décision commence à porter ses fruits, puisque les Predators ont la meilleure fiche de la LNH cette saison en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Les Predators ont un dossier de 7-1 et demeurent la seule équipe invaincue sur sa patinoire. Treize de leurs joueurs - un sommet dans la ligue - ont trouvé le fond du filet adverse, et sept d'entre eux ont réussi des buts victorieux.
La formation du Tennessee est menée par Ryan Johansen, Filip Forsberg et Viktor Arvidsson, qui ont amassé jusqu'ici 21 points. L'unité défensive des Predators domine aussi le circuit Bettman avec huit buts et 14 mentions d'aide. Ryan Ellis trône au sommet des défenseurs de la LNH avec neuf points, et il connaît la plus longue séquence depuis 1998 avec au moins un point dans sept matchs consécutifs.
Les Predators ne sont plus qu'à une victoire de participer à la première finale de l'Association Ouest de l'histoire de la concession, puisqu'ils mènent 3-1 contre les Blues de St. Louis après leur victoire de 2-1 survenue mardi soir.
«Nous avons le destin de notre équipe entre nos mains, c'est certain», a mentionné le gardien Pekka Rinne.
Il faut rendre le crédit à Laviolette, qui a établi une philosophie offensive qui encourage tous ses joueurs à tirer au filet. L'entraîneur-chef semble également avoir la main heureuse chaque fois qu'il apporte un changement à sa formation.
«C'est un jeu à cinq hommes dans chaque zone, et en conséquence l'attaque ne fonctionnera pas si elle doit se débrouiller à trois-contre-cinq, a mentionné Laviolette à propos de l'inclusion des défenseurs dans le schéma offensif. Si nous ne sommes que trois à devoir affronter leurs cinq joueurs en défensive, nous ne créerons rien. La ligne est mince, mais nos gars font du bon boulot en défensive pour ne pas se faire prendre, et les cinq travaillent ensemble en attaque.»
En saison régulière, les Predators ont trôné au sommet de la LNH avec 12 joueurs qui ont atteint le plateau des 10 buts. Ils étaient également à égalité avec les Sharks de San Jose pour le plus de points (181) par des défenseurs - Roman Josi a dominé son escouade avec 49.
Laviolette a aussi exploité la vitesse de ses défenseurs, leur offrant la liberté d'attaquer le filet adverse lorsque la situation se présentait à eux. Et ils adorent pouvoir en profiter.
«Tout le monde met l'emphase présentement sur le jeu en zone offensive afin de créer des opportunités, a expliqué le défenseur Mattias Ekholm. Ryan, P.K. (Subban), Yannik (Weber) et Matt (Irwin) font un travail époustouflant. En tant que groupe, nous tentons simplement de respecter notre plan de match et d'exploiter nos forces individuelles.»
La dernière pièce du casse-tête a été ajoutée en juin dernier lorsque Poile a surpris toute la planète LNH en échangeant son capitaine et défenseur étoile Shea Weber au Canadien en retour de Subban, dans l'espoir de donner un électrochoc à son attaque. L'ex-lauréat du trophée Norris a amassé 40 points en 66 matchs en saison régulière avec les Preds, et Subban a récolté six points en huit matchs éliminatoires jusqu'ici.
Subban a dit que la clé pour qu'un défenseur puisse noircir la feuille de pointage aussi souvent consiste à savoir lire le jeu en quelques fractions de seconde.
«Au bout du compte, lorsque tu reviens au banc, que tu réalises un beau jeu ou que tu commettes une erreur, tu sais que tu peux compter sur "Lavi" ou (le membre du Temple de la renommée) Phil Housley... pour te corriger, a confié Subban à propos de l'entraîneur-adjoint des Predators qui occupe le quatrième rang des marqueurs de l'histoire de la ligue chez les défenseurs. Je suis certain, lorsque je rentre au banc, que si je doute de quelque chose ou que j'ai commis une erreur, alors elle pourra être corrigée.»
Subban a rendu hommage aux joueurs des Predators, qui ont acheté la philosophie de Laviolette.
«Ce n'est pas important qui obtient la première étoile à la fin du match, a dit Subban. Peu importe qui est récompensé, l'objectif c'est de respecter notre plan de match et de nous assurer que nous tirons tous dans la même direction, et c'est ce que nous faisons jusqu'ici.»