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Mathieu Hainault est très enthousiaste quand il parle de la Ligue nationale de hockey balle, mais il y a cette incertitude qui plane. «On espère pour le mieux. Mais on veut jouer, il faut que les gens le sachent», dit-il.
Mathieu Hainault est très enthousiaste quand il parle de la Ligue nationale de hockey balle, mais il y a cette incertitude qui plane. «On espère pour le mieux. Mais on veut jouer, il faut que les gens le sachent», dit-il.

Les Mustangs veulent jouer!

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
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Les gens de la Ligue nationale de hockey balle sont évidemment à la merci des décisions de la Santé publique et du gouvernement du Québec. Mais une chose est claire : s’il n’en tient qu’à eux, il y aura une saison, la première du circuit.

La LNHB devait entreprendre ses activités l’an dernier, on le sait, mais la pandémie a eu raison de ses efforts. À Granby, où le hockey balle est particulièrement populaire, les amateurs espèrent que les Mustangs réussiront à finalement prendre leur envol.

«Tout le monde à travers la ligue veut jouer, lance Mathieu Hainault, du centre Dix10, le grand responsable de la concession granbyenne. Dans un monde parfait, on entamera la saison vers la mi-mai, mais on sait bien que ça ne se passera pas comme ça. Dans les faits, on espère entreprendre nos activités à un moment donné en juin.»

Selon le plan original, les 12 équipes de la LNHB devaient disputer une vingtaine de matchs chacune. On pense davantage en fonction de 14 rencontres à l’heure où on se parle.

«L’incertitude prend tellement de place, reprend Hainault. Pratiquement la moitié des équipes de la ligue sont en zone rouge et les villes de Lévis et de Québec, qui sont représentées dans le circuit, viennent d’être mises sur pause. Et il y a quelques-uns de nos clubs qui jouent dans des centre intérieurs, ce qui risque de compliquer encore un peu plus les choses.»

Anjou, Boucherville, Joliette, McMasterville et Mirabel, qui seront dans la section Ouest avec Granby, ainsi que Lévis, Québec, Saint-Léonard-d’Aston, Sherbrooke, Trois-Rivières et Victoriaville, dans l’Est, formeront les cadres de la LNHB.

Dans deux semaines, un tirage au sort aura lieu afin de déterminer l’ordre du premier repêchage de la LNHB. Chacune des 12 équipes sélectionnera 20 joueurs. On le répète, il y a d’excellents joueurs de hockey balle dans la région. Rappelons que la LNHB, qui se définit comme un circuit professionnel, paiera ses joueurs. Pas une fortune, mais elle les paiera.

«C’est certain qu’on va prêter une attention spéciale au talent local, mais je m’attends à ce qu’on ait un bon mélange de gars du coin et de l’extérieur», dit encore Hainault.


« Nous aussi, on a des plans B, C, D, E et F »
Mathieu Hainault

De grosses annonces

Selon Mathieu Hainault, la LNHB procédera à de «grosses annonces» au cours des prochaines semaines. Entre autres, on apprendra qui sera le commissaire du circuit. Alex Burrows a fondé la LNHB, il en est le président, mais ses nouvelles fonctions chez le Canadien (il est l’adjoint de l’entraîneur en chef Dominique Ducharme) vont faire en sorte qu'il ne pourra tout prendre sur ses épaules.

«Les médias vont être impressionnés, estime Hainault. Et plein de choses intéressantes vont débouler à la suite de cette annonce. Il y a plein de trucs excitants qui s’en viennent, croyez-moi!»

Hainault ne manque d’enthousiasme. Tout ce qui l’empêche de sauter au plafond, c’est l’incertitude. Encore.

«Ça fait plus d’un an qu’on est là-dedans et ça ne veut pas finir. Mais il faut faire avec la situation actuelle, on n’a pas le choix. Nous aussi, on a des plans B, C, D, E et F. On espère pour le mieux. Mais on veut jouer et ça, il faut que les gens le sachent.»

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