« J’adore bouger, enseigner et promouvoir ma passion pour les sports. Mes différents engagements se rejoignent dans ce sens-là. Je suis heureux de pouvoir aider les jeunes de différentes façons», a expliqué le Granbyen Danick Malouin.
« J’adore bouger, enseigner et promouvoir ma passion pour les sports. Mes différents engagements se rejoignent dans ce sens-là. Je suis heureux de pouvoir aider les jeunes de différentes façons», a expliqué le Granbyen Danick Malouin.

Les multiples projets du « Prof Malouin »

Jonathan Gagnon
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est
Danick Malouin est loin de rester les bras croisés en attendant le retour de la Ligue nord-américaine de hockey, dont la prochaine saison semble plus incertaine que jamais. En plus de ses fonctions de professeur d’éducation physique, le Granbyen a passé une bonne partie de l’été sur la glace, que ce soit lors du camp qu’il organise en compagnie de son frère Jérémie ou avec les Bisons AAA.

« C’est vrai que je me tiens assez occupé », a-t-il reconnu, sourire en coin, en entrevue avec La Voix de l’Est

« J’adore bouger, enseigner et promouvoir ma passion pour les sports. Mes différents engagements se rejoignent dans ce sens-là. Je suis heureux de pouvoir aider les jeunes de différentes façons. »

Le « Prof Malouin » reconnaît que la COVID-19 complique grandement les choses en milieu scolaire. L’application de certaines consignes, donc la désinfection du matériel, entraîne inévitablement « beaucoup de pertes de temps ». 

Le colosse de 30 ans précise toutefois que la situation est relativement sous contrôle à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand de Farnham où il enseigne. Il se dit même impressionné par la résilience de nombreux élèves. 

« Les jeunes m’étonnent beaucoup. À leur âge, ils pourraient se révolter et être en opposition constamment. La plupart sont très réceptifs. Ils portent le masque et respectent la distanciation nécessaire », a observé celui qui découvrira les joies de la paternité le printemps prochain. 

« Du côté des enseignants, on est habitués de s’adapter et de se réinventer. »

Un été réussi

Danick Malouin est également responsable des Bisons AAA, la principale organisation de hockey de printemps dans la région. La session 2020 a été reportée à l’été, mais ses jeunes protégés ont tout de même pu participer à quatre tournois du côté de Châteauguay. 

« Même si on est indépendants de Hockey Québec, on était quand même sous la loupe. On s’est efforcé de respecter les directives de la santé publique. Le nombre de joueurs était notamment limité sur la patinoire et sur les bancs », a expliqué Malouin, aussi « maître entraîneur » pour les catégories MAHG et novice à Granby. 

« C’était un peu différent, mais au moins les jeunes ont pu jouer. »

Le Camp Performance M2 s’est par ailleurs déroulé rondement à la mi-août malgré des travaux importants au Centre sportif Léonard-Grondin. Les frères Malouin travaillent d’ailleurs sur une formule adaptée au contexte actuel en vue de la période des Fêtes. 

Porte-couleurs des Marquis de Jonquière, Danick Malouin ignore quand la prochaine saison débutera.

LNAH : «ON N'A PAS LE CHOIX D'ÊTRE RÉALISTES»

Danick Malouin suit évidemment les dernières nouvelles concernant la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Le Soleil rapportait vendredi dernier que la direction du circuit se donne jusqu’aux Fêtes pour décider si la saison 2020-2021 aura lieu ou non. 

Rappelons que la COVID-19 a déjà forcé l’annulation des dernières séries éliminatoires à la mi-mars.

« Il y a toujours de l’espoir, mais on n’a pas le choix d’être réalistes. On voit l’évolution de la propagation du virus. Je vois mal comment on pourrait jouer devant 1500 spectateurs prochainement », a reconnu Malouin, qui côtoie son frère Jérémie chez les Marquis de Jonquière. 

Le défenseur granbyen estime cependant que les joueurs sont prêts à faire certains sacrifices. 

Pour l’interdiction des bagarres 

En entrevue avec La Voix de l’Est au début du mois, Dean Lygitsakos, grand manitou du Bellemare de Louiseville et figure très influente au sein de la Ligue de hockey senior AAA du Québec, a suggéré d’abolir les bagarres jusqu’à la fin de la pandémie. 

Même s’il jette lui-même les gants plus souvent qu’à son tour, Malouin n’a rien contre l’idée, au contraire. Il croit même qu’elle conviendrait davantage à la LNAH.

« On a déjà une moyenne en bas d’un combat par match. L’émotion et le brasse-camaraderie feront toujours partie de l’ADN du hockey senior, mais il y a de moins en moins d’hommes forts qui sont là juste pour se battre chez nous. Les équipes priorisent des joueurs de talent qui arrivent de l’Europe ou de la Ligue américaine », a-t-il souligné. 

Puisque toutes les ligues québécoises se retrouvent « dans le même bateau », Danick Malouin n’est pas à la recherche d’un plan B. Évidemment, il entend souvent parler des Bisons, ceux du senior AAA.

« Ma blonde est enceinte de notre premier enfant et Jérémie attend son deuxième, donc c’est sûr qu’on voudra se rapprocher de la maison éventuellement. »

« Par contre, le niveau de la LNAH est clairement plus élevé et on veut y rester encore quelques saisons. Mais on n’écarte pas de faire un tour à Granby ensuite... »