L'Impact est retourné à la case départ avec un revers de 3-2 contre le Crew de Columbus, samedi, alors que les mêmes problèmes sont revenus hanter le Bleu-blanc-noir.

Les membres de l'Impact à court de mots

Après une première victoire à l'étranger et avec l'arrivée du milieu de terrain suisse Blerim Dzemaili, tout permettait de croire que l'Impact avait tourné la page sur son début de saison difficile.
L'équipe est toutefois retournée à la case départ avec un revers de 3-2 contre le Crew de Columbus, samedi, alors que les mêmes problèmes sont revenus hanter le Bleu-blanc-noir.
Buts «faciles» accordés à l'adversaire, offensive incapable de construire vers l'avant, manque de concentration coûteux, mauvais début de match et incapacité à achever un rival. Si ce n'était d'une autre deuxième demie explosive qui a permis à l'Impact d'effacer un retard de deux buts et de créer temporairement l'égalité, la réaction des partisans à la fin du match aurait été beaucoup plus sévère au stade Saputo.
Dans le vestiaire, les joueurs commencent à être à court de mots pour expliquer les déboires de l'équipe, répétant les mêmes choses d'une semaine à l'autre.
«Je ne vais pas dire que nous avons appuyé sur le bouton de panique, mais nous devons nous regarder dans les yeux et admettre que nous ne faisons pas le travail, a affirmé Dominic Oduro après le match, samedi. Nous avons une meilleure équipe que ce que nous démontrons sur le terrain.»
Pendant sa conférence de presse, l'entraîneur-chef Mauro Biello semblait abasourdi par les deux visages démontrés par son équipe face au Crew, quand l'Impact s'est retrouvé en arrière 2-0 au score en première demie, avant de créer l'impasse en deuxième demie. Justin Meram a ensuite offert la victoire au Crew en complétant son tour du chapeau pendant la première minute des arrêts de jeu.
«Nous avons vu deux équipes complètement différentes, a-t-il admis. En première demie, nous semblions hésitants. Puis en deuxième demie, nous avons pris l'initiative et nous avons dominé le match. C'est décevant de voir que nous sommes incapables de faire ça pendant 90 minutes. Notre état d'esprit doit changer. Nous devons avoir la confiance de prendre l'initiative dès le début de la rencontre.»
Problème de confiance
Cherchant à expliquer pourquoi l'offensive semblait paralysée en première demie, l'arrière latéral Chris Duvall a lui aussi parlé d'un problème de confiance.
«En deuxième demie, nous n'avions rien à perdre, a-t-il noté. Nous pouvions jouer vers l'avant et tenter des jeux que nous savons pourtant que nous pouvons réussir. Je pense que nous étions trop hésitants en première demie.
«C'est une question de mentalité. Nous devons jouer avec l'assurance que nous sommes meilleurs que notre adversaire. Nous devons nous imposer. Nous attendons trop longtemps avant de le faire.»
Finalement, les efforts déployés en deuxième demie n'ont pas été suffisants pour récolter ne serait-ce qu'un seul petit point.
«Nous tentons chaque semaine de corriger à l'entraînement les problèmes du match précédent, a expliqué le gardien Evan Bush. Contre D.C. (une victoire de 1-0 à l'étranger), nous n'avions pas nécessairement connu notre meilleur match, mais nous nous étions démenés pour arracher les trois points. (Samedi), nous avons fait un peu la même chose pour revenir à 2-2; nous nous sommes battus pour revenir dans une position où nous aurions pu récolter au moins un point. Mais nous ne l'avons finalement pas fait et c'est difficile d'expliquer ce résultat.»
Il commence toutefois à se faire tard pour redresser le navire. L'Impact a glissé au dernier rang de l'Association Est, à cinq points du Fire de Chicago et d'une place en éliminatoires.
Les hommes de Biello tenteront de nouveau de corriger leurs problèmes dans les différentes phases de jeu cette semaine, avant d'accueillir les Timbers de Portland, samedi prochain.