Le directeur général des Maroons, Miguel Fortin

Les Maroons et méli-mélo de la relâche

CHRONIQUE / Chaque année, la semaine de relâche représente pour moi l’occasion idéale de refaire le plein d’énergie en vue d’entamer le dernier droit de l’année scolaire. Si mes vacances de Noël sont généralement réservées à notre pèlerinage familial en Floride, c’est habituellement le Mexique qui nous reçoit pendant la première semaine de mars. J’ai donc profité de mon séjour en sol mexicain pour jouer une ronde de golf en compagnie de Roger Bélisle, l’ex-président du club de Cowansville, rencontre qui fera l’objet d’une prochaine chronique. Entre deux bouffées de cigare sur le bord de la piscine la semaine dernière, j’ai toutefois eu le temps de créer le puzzle de la présente que voici.

Je vous avais promis, la semaine dernière, d’y aller d’un commentaire concernant l’élimination, trop hâtive selon certains, des Maroons de la Ligue de hockey senior AAA du Québec. D’entrée de jeu, disons qu’à chaque occasion où je me suis présenté à l’aréna Jacques-Chagnon de Waterloo lors des trois derniers mois, je suis littéralement tombé amoureux avec le calibre de jeu du circuit Dorais. Cependant, il y a un élément qui sautait littéralement au visage de l’ancien homme de hockey que je suis et sur lequel, malheureusement, je ne pouvais passer outre, soit celui d’un manque de structure, tant au niveau organisationnel qu’au niveau des opérations hockey de l’équipe locale.

N’allez pas croire par là que je veuille lancer la pierre — sans jeu de mots — au président David Godbout et au directeur général, Miguel Fortin. Loin de moi ! Si j’aime bien le dynamisme de David, le jeune va apprendre de ses erreurs. Et, au fait, qui n’en fait pas ? J’ai énormément de respect pour l’ardeur au travail et la passion de Miguel dont j’apprécie également la franche camaraderie. Il faut toutefois admettre que ces deux hommes, malgré la meilleure volonté du monde, ont besoin d’aide. D’autant plus que la Ligue de hockey senior AAA du Québec s’apprête à connaître une expansion fulgurante. N’étant pas un spécialiste du marketing ni de la publicité, je ne saurais vous dire par quel point les Maroons devraient commencer s’ils veulent s’améliorer à ce chapitre... Par contre, ayant passé la grande majorité de ma vie d’adulte en plein cœur des opérations hockey de formations évoluant au sein de plusieurs circuits, qu’ils soient professionnels majeur ou mineur, voire dans la LHJMQ, il m’apparaît évident que les Maroons ne pourront pas se développer sans un meilleur recrutement à l’échelle provinciale. Remarquez qu’ils doivent, bien entendu, accorder une attention particulière aux joueurs résidant dans notre région, mais ils ne doivent garder que les meilleurs. Comme on le dit dans le jargon, « seulement à talent égal ». Le fait qu’un joueur vienne de chez nous ne doit pas en être le premier critère de sélection, comme cela semble en être le cas présentement. 

Ligne directrice

À mon avis, on doit avant tout s’assurer que ce recrutement passe obligatoirement par la mise sur pied d’un depth chart (expression dont je n’ai jamais pu trouver la véritable traduction en français !), qui constitue, en quelque sorte, la base de toute équipe de hockey qui aspire à gagner. C’est ce sur quoi vont en reposer toutes ses fondations et, surtout, ce sur quoi elle va s’appuyer une fois rendue à maturité. Bref, son idéal…

Sur ce depth chart, on devrait trouver le type de joueur que l’on désire sur chacun des quatre trios à l’offensive. Par exemple, la première ligne sera-t-elle formée d’un ailier de puissance, d’un fabricant de jeux et d’un compteur ? De vétérans ? Une troisième devra-t-elle être composée d’un centre capable de tuer les punitions et bon sur les mises en jeu, d’un checker et d’un dur à cuire capable d’évoluer à un tour régulier ? Et à la ligne bleue. On profite d’un défenseur no 1 qui est un quart-arrière, d’un no 2 dur et intimidant et d’un no 3 stable défensivement, les trois étant des vétérans ? Et ainsi de suite pour toutes les positions. Une fois cette longue opération réalisée, il ne reste qu’à recruter en conséquence afin de remplir les cases. Bien entendu, le depth chart de chacune des formations ne peut être le même, si bien que les Capitals de Washington de 2017-2018 n’étaient pas bâtis de la même façon que l’équipe actuelle du Lightning de Tampa Bay, la philosophie d’organisation relevant évidemment de ses dirigeants. Néanmoins, chaque équipe qui aspire à un titre quelconque, peu importe le circuit, possède le sien. C’est le premier pas vers la quête de son identité. Sauf erreur, et pardonnez-moi si je trompe, le depth chart des Maroons, lui, semble inexistant. On semble signer des joueurs sous le simple prétexte qu’ils proviennent de notre région. Mais la véritable question, et c’est celle que l’on doit se poser, est la suivante : ces mêmes joueurs sont-ils vraiment tous capables de contribuer et, surtout, ont-ils tous leur place au sein du depth chart de l’équipe, s’il existe, bien entendu ?

Bref, il ne reste que trois mois avant la prochaine séance de repêchage du circuit. D’ici là, les Maroons devront se poser bon nombre de questions avant d’y aller avec un plan précis et duquel ils ne devront pas déroger. Et si on néglige de le faire, les partisans auront droit à une saison en tous points identique à celle que nous venons d’assister. Voilà l’une des raisons pour lesquelles je crois que le directeur général Fortin doit mieux s’entourer. Et, je le répète, comme le circuit Dorais semble aspirer à devenir une ligue semi-professionnelle d’ici peu, l’état-major doit sauter dans le train et s’ajuster rapidement. 

Ayant aidé à bâtir près d’une dizaine de formations au cours des 25 dernières années, s’ils veulent en connaître les tenants et les aboutissants, qu’ils n’hésitent pas à me téléphoner. Il me fera plaisir de leur rendre ce service. Je vous le dis, dans un proche avenir, cette équipe va devenir encore plus importante pour notre communauté et c’est pourquoi elle se doit de s’y préparer adéquatement. 

La ministre Isabelle Charest

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Parlant de hockey senior, mes espions m’apprennent qu’une rencontre ayant comme thème la violence au hockey est prévue le lundi 25 mars entre la ministre déléguée à l’Éducation,
Isabelle Charest, et le président de la LHSAAAQ, Michel Dorais. Connaissant ces deux personnes de cœur, je suis convaincu qu’une belle chimie va s’installer et que l’on sera à l’écoute des différentes recommandations amenées de part et d’autre.
À suivre…

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Mon bon ami Benoît Désautels, inspecteur-chef au Service de police de Granby, vous invite au souper-casino au profit d’Épilepsie Montérégie le mercredi 20 mars au club de golf Granby/St-Paul à 17 h 30. Les intéressés peuvent se procurer des billets au coût de 60 $ en communiquant avec Benoît par courriel au bdesautels@granby.ca ou par l’entremise d’Anik Roy d’Épilepsie Montérégie au 450-378-8876. Il va sans dire que le sympathique Benoît, ayant accepté la présidence d’honneur de l’événement, vous attend en très grand nombre.