À son premier départ avec les Maroons, le gardien François Lacerte a été beaucoup moins sollicité que son rival Hubert Morin, mais il a tout de même bloqué 35 lancers.

Les Maroons dominent, mais s'inclinent face au Condor

Le Condor de Nicolet ne semblait pas avoir grand-chose pour lui en débarquant à l’aréna Jacques-Chagnon samedi soir pour y affronter les Maroons : une série de trois défaites et un alignement très réduit, composé de 17 joueurs, dont deux gardiens. Et pourtant...

Pourtant, c’est lui qui a quitté Waterloo avec les deux points au classement après qu’il ait vaincu les Maroons 4-3 en prolongation devant 465 spectateurs déçus. Pour les joueurs de Miguel Fortin, il s’agissait d’une première défaite après quatre victoires de suite.

Les Maroons ont dominé, mais ils se sont butés à un gardien en très grande forme en la personne de Hubert Morin, qui disputait son premier match de la saison. Morin, qui a eu de bons moments avec les Redmen de l’Université McGill et le COOL-FM de Saint-Georges de la Ligue nord-américaine, a bloqué pas moins de 53 lancers et a été spectaculaire plus d’une fois.

C’est un but de Sébastien Savoie, à 3 : 32 minutes de la période de prolongation, qui a fait la différence. Savoie aura eu le meilleur deux fois sur François Lacerte, qui en était à son premier départ avec les Maroons et qui n’a pas été vilain en arrêtant 35 rondelles.

Yann Joseph, le meilleur joueur des Maroons samedi, et Alexis Guilbault ont récolté un but et une passe chacun. Jonathan Delorme a inscrit l’autre but des perdants.

« On a dominé, complètement dominé, mais ça n’a pas été suffisant pour aller chercher la victoire, a expliqué Joseph. On est tombés sur un gardien très hot et on a manqué d’opportunisme. C’est frustrant, parce qu’on aurait dû gagner. Au moins, on a ramassé un point... »

Après un départ plutôt lent, Joseph compte maintenant 13  points, dont six buts, en 11 matchs. En parfaite forme physique à 37 ans, il peut encore s’avérer un joueur dominant. Dans le senior AAA du moins.

Pour le reste, samedi, le match a été à peine plus robuste qu’une rencontre de la Ligue junior AAA. Une petite bagarre (le vieux Clint Butler, du Condor, a donné les meilleurs coups face à Samuel Desruisseaux), quelques coups d’épaule et c’est à peu près ça. 

Fortin avait raison

Dans l’édition de samedi de La Voix de l’Est, Miguel Fortin avait avoué qu’il se méfiait du Condor. Clairement, il avait raison de le faire.

« Quand j’ai vu que Nicolet se présentait avec un alignement réduit, j’étais encore plus inquiet, a-t-il dit. J’étais inquiet parce que je savais que leurs joueurs allaient se serrer les coudes et que ça allait peut-être rendre les nôtres un peu trop confortables. On a entamé le match un peu lentement et on s’est ensuite retrouvé face à un gardien qui arrêtait tout, ou presque, et une équipe qui jouait du hockey plate, mais efficace. Dans l’ensemble, on a quand même travaillé fort... »

Fortin a admis que ses joueurs avaient probablement pris le Condor « un peu à la légère ».

« Dans le vestiaire, avant le match, il y avait quelque chose de différent dans la préparation. C’était peut-être juste humain. On venait d’en gagner quatre de suite, Nicolet était sur une mauvaise séquence, il leur manquait de joueurs, etc. Reste que c’est dommage de l’avoir échappé... », a laissé tomber Fortin.

Les Maroons, qui seront à Plessisville vendredi soir prochain, ont atteint le cap de la mi-saison en fin de semaine. Avec leurs cinq victoires, quatre défaites et deux défaites en bris d’égalité, ils se retrouvent au sixième rang du classement de la LHSAAAQ. 

« Même quand ça allait mal en début de saison, je croyais en notre groupe de joueurs, a repris Fortin en dressant un premier bilan. Et aujourd’hui, j’y crois encore plus. Ce n’est pas une équipe parfaite, c’est certain, mais nous n’avons pas de grosses lacunes. Je suis confiant pour la suite. »