Forcés de jouer du hockey de rattrapage samedi soir, les Maroons ont finalement été balayés par le Climatisation Cloutier.

Les Maroons balayés par le Climatisation Cloutier

Tirant de l’arrière 3-0 contre le Climatisation Cloutier du Cap-de-la-Madeleine, les Maroons n’avaient pas droit à l’erreur devant leurs partisans samedi soir. Les visiteurs ont toutefois signé une victoire de 6-3, qui est venue compléter le balayage en quarts de finale de la Ligue de hockey senior AAA du Québec.

Même si elle n’était clairement pas favorite dans cette confrontation, la formation waterloise a subi une élimination plutôt gênante.

« On a quand même connu un début de match intéressant, mais ensuite, les pénalités nous ont fait mal », a souligné l’entraîneur associé et directeur général des Maroons, Miguel Fortin.

« Mais l’effort était là jusqu’à la fin. Je crois que nos gars méritent qu’on leur lève notre chapeau. Ça aurait été facile de lancer la serviette et de terminer le match tout croche, en mauvais perdants. »

Jonathan Delorme estime également qu’on ne peut mettre en doute le désir de vaincre de ses coéquipiers.

« Si les gars font le sacrifice de quitter leur famille le samedi soir, même en tirant de l’arrière 3-0, c’est qu’ils voulaient se présenter et se battre sur la glace », a fait valoir le défenseur.

« Le hockey est un jeu d’erreurs et d’opportunisme. Ils ont eu la touche durant toute la série, en marquant des buts dans les moments où ça faisait le plus mal. »

On retiendra par ailleurs l’inertie du jeu de puissance waterlois (2 en 8) samedi soir, et durant toute la série.

En plus de se retrouver au bord du gouffre, les Maroons étaient privés des vétérans Yann Joseph et Guillaume Veilleux, qui se sont blessés hors de la glace cette semaine.

« L’absence de Yann a fait mal, a mentionné Fortin. D’abord parce que c’est un centre qui gagne beaucoup de mises en jeu. Il connaît aussi les petits détails importants, il sait comment gagner. Sa présence, dans la chambre et sur la glace, fait une réelle différence.»

Ajouter l’insulte à l’injure

Le Climatisation Cloutier a ouvert le pointage sur une très belle pièce de jeu à mi-chemin en première période. Patient en fond de territoire adverse, Jérémie Janneteau a repéré Pier-Olivier Grandmaison à l’embouchure du filet.

Puis le capitaine Olivier Tardif a profité d’un bond très favorable contre la baie vitrée pour doubler l’avance des visiteurs avec une petite seconde à écouler à l’engagement initial.

Tardif a également creusé l’écart (3-0) au début du second vingt. Janneteau a ensuite accueilli le gardien Olivier Gervais (venu en relève à François Lacerte, blessé à l’aine sur une séquence qui semblait anodine) avec un but en désavantage numérique. Le Cap-de-la-Madeleine venait d’ajouter l’insulte à l’injure.

Patrick Tremblay a semé un brin d’espoir chez les Maroons en marquant sur un bel exploit individuel en fin de deuxième période. Jason Larochelle et Charles Power ont aussi déjoué le gardien Derick Roy en fin de partie, mais c’était trop peu, trop tard.

Simplement inférieurs ?

Les blessures auront fait mal aux Maroons dans cette série. Jason Crack n’a pas disputé un seul match, tandis que Charles Power jouait avec une épaule amochée.

Mais certains diront que l’alignement waterlois ne faisait tout simplement pas le poids face au Climatisation Cloutier, surtout à la ligne bleue.

« On avait de la profondeur, mais eux avaient plus d’habiletés offensives pures, plus de marqueurs», a reconnu Miguel Fortin.

Avec une huitième place en saison et ce balayage en quarts de finale, Fortin reconnaît que la campagne 2018-2019 aura été globalement décevante chez les Maroons.

« On a eu des blessures majeures, à des joueurs majeurs. Ça n’a pas aidé. On a également eu un taux d’absentéisme supérieur à ce qui était prévu. Notre confiance était fragile et ensuite des histoires ont fait beaucoup de vagues à l’extérieur de la glace... »

La frustration était d’ailleurs palpable dans les estrades en fin de match. Un spectateur a vidé sa canette de bière sur un joueur du Cap-de-la-Madeleine, tandis que d’autres s’en sont pris verbalement à des patineurs locaux.

S’il devait s’agir du dernier match de l’équipe à Waterloo, certains en garderaient un souvenir amer. Rappelons que les Maroons sont toujours en négociations avec la Ville pour renouveler l’entente qui se terminait cette année.

« Waterloo n’est pas la seule municipalité dans la course. Je dirais  même que c’est celle qui est la moins agressive présentement. La Ville n’a pas modifié sa position depuis le début », a affirmé David Godbout, président et copropriétaire des Maroons.