« Karine et moi, on s’est assis et on a regardé tout ça. On aime ça, on adore ça, mais les Maroons prennent tout notre temps. [...] Notre couple et notre famille sont importants, plus importants que n’importe quoi », explique Daniel Roy.

Les Maroons à vendre... et presque vendus

La Voix de l’Est a appris que Daniel Roy et Karine Beauregard, les propriétaires des Maroons de Waterloo, sont à négocier la vente de l’équipe.

« C’est vrai, a avoué Roy, lundi, lorsque joint par l’auteur de ces lignes. Si tout se passe comme prévu, ça va se régler rapidement. Peut-être même à temps pour l’assemblée générale annuelle de la Ligue de hockey senior AAA du Québec. »

L’assemblée générale de la LHSAAAQ a lieu mardi soir, à Trois-Rivières. Ça vient vite.

Mais que les partisans des Maroons ne s’inquiètent pas trop : l’équipe semble à Waterloo pour y rester.

« On a bâti quelque chose d’intéressant et on ne veut pas que ça tombe, a repris Roy. Je ne négocierais pas avec quelqu’un qui voudrait sortir l’équipe de Waterloo. La personne avec qui je discute est sérieuse et bien intentionnée. »

Mais voilà, pourquoi Roy et sa conjointe veulent-ils se défaire des Maroons ? Clairement, les choses se sont bousculées au cours des dernières semaines.

« Karine et moi, on s’est assis et on a regardé tout ça. On aime ça, on adore ça, mais les Maroons prennent tout notre temps. On fait tout, on s’occupe de tout, de gérer les finances jusqu’au lavage des chandails, et on est essoufflés. On travaille comme des fous et ma blonde et moi, on n’a même plus le temps de se parler. Notre couple et notre famille sont importants, plus importants que n’importe quoi. »

Les Maroons prennent effectivement énormément de place chez les Beauregard-Roy. En plus de l’implication de Roy et de sa conjointe, il y a Sara-Maude, leur fille, qui agit à titre de photographe officielle de l’équipe.

Roy nie par ailleurs que les Maroons soient à vendre parce que les propriétaires perdent trop d’argent à leur goût. Malgré une saison ordinaire, les amateurs étaient encore au rendez-vous à l’aréna Jacques-Chagnon en 2017-2018, mais l’équipe n’est pas riche en revenus en provenance des commanditaires.

« On a perdu un peu d’argent la saison dernière, mais ce n’est vraiment pas à cause de ça qu’on vend, je vous le jure. Sérieusement, je doute qu’une seule équipe de la LHSAAAQ ait fait de l’argent. Je le répète, on ne vend pas pour ça. »

Il veut rester
Mais même s’il vend, Daniel Roy veut rester dans l’entourage des Maroons, auxquels il est associé officiellement depuis quatre ans.

« Avant d’être un des propriétaires de l’équipe, j’assistais à tous les matchs. D’ailleurs, si on réussit à finaliser l’entente avec la personne intéressée [qu’il n’a jamais voulu nommer], je vais la coacher pour l’aider à partir du bon pied. Et j’entends continuer d’être là d’une façon quelconque, c’est clair. »

Roy a imagé en disant que « si on joue un soir à La Tuque et qu’il ne fait pas beau, je veux être capable de rester à la maison sans m’inquiéter de ce qui se passe là-bas ».

L’assemblée générale de la LHSAAAQ risque de ne pas être ennuyante. Daniel Roy présentera peut-être le nouveau propriétaire des Maroons et il sera question de l’avenir du BigFoot, qui veut quitter Saint-Léonard-d’Aston pour Plessisville, ainsi que de celui du Condor, qui veut partir de Saint-Cyrille pour Nicolet, paraît-il. Aussi, les relations entre les Loups et la Ville de La Tuque seraient loin d’être au beau fixe.