Christian Roy (au centre) pose en compagnie de Jackie Racine et de David Godbout, ses partenaires avec les Maroons.

Les Maroons à Granby: c'est réglé

Ce n’est plus une rumeur, ce n’est plus un souhait, ce n’est plus un projet. Oui, c’est maintenant confirmé : les Maroons de la Ligue de hockey senior AAA du Québec vont évoluer à Granby la saison prochaine.

« Il ne restait qu’une étape à franchir et c’est celle de l’approbation des gouverneurs de la LHSAAAQ », a expliqué Christian Roy, le grand patron de l’équipe.

Réunis au Cap-de-la-Madeleine mardi soir, les gouverneurs du circuit Michel Dorais ont écouté attentivement Roy. Il a dû les rassurer sur quelques points.

« Certains gouverneurs s’inquiétaient d’un déménagement à Granby en raison de la capacité de l’aréna, évidemment beaucoup plus importante que celle de l’aréna Jacques-Chagnon. Ils se demandaient si nous allions exagérer sur la masse salariale de nos joueurs si les revenus s’avèrent plus importants. Moi, je respecte les règles qu’on m’impose dans toutes mes entreprises et je vais continuer à le faire au centre sportif Léonard-Grondin avec mon équipe. »

Nos informations indiquaient que les Maroons allaient demander un transfert aux gouverneurs de la LHSAAAQ, sans préciser l’endroit où ils voulaient déménager. Mais leur plan était plus clair : c’était Granby, bien qu’ils avaient un plan B.

« Honnêtement, c’est un soulagement. On vivait dans l’incertitude depuis trop longtemps. Maintenant, on va pouvoir aller de l’avant et parler des vraies affaires : de hockey. »

À ce sujet, Roy dira qu’il rencontrera sous peu ses hommes de hockey. Tout laisse croire que Miguel Fortin sera de retour derrière le banc puisque Roy, qui souhaite aussi le retour de David Lapierre, semble convaincu que l’équipe n’avait pas les ressources nécessaires ($ $ $) pour faire beaucoup mieux en 2018-2019.

Par ailleurs, Roy, qui possède la concession avec David Godbout et Jackie Racine, ne sait pas si l’équipe portera le nom de Maroons à Granby.

« C’est une très bonne question. Certains me disent que ça reste la même équipe, qu’on a un historique, et qu’il faut continuer de s’appeler les Maroons. D’autres ne sont pas du même avis. On va regarder ça. »

Satisfaction à la Ville

Du côté des autorités municipales, le conseiller et responsable des dossiers à caractère sportif, Stéphane Giard, a exprimé sa satisfaction quant à la venue des Maroons à Granby.

« Nous avons été clairs depuis un an : nous voulons augmenter l’occupation du centre sportif Léonard-Grondin et l’arrivée des Maroons répond à notre souhait à cet égard, a-t-il dit. Aussi, nous sommes heureux d’augmenter notre offre aux amateurs de hockey de chez nous. »

Car Giard l’a répété clairement : la Ville tient à conserver les Inouk.

« Les Inouk représentent fièrement Granby depuis des années et les conditions que nous leur proposons tiennent compte du respect que nous avons pour eux. Par exemple, ils continueront d’avoir la priorité au niveau du calendrier et ils conserveront toutes leurs installations, ils ne partageront rien avec personne. On attend maintenant de leurs nouvelles. »

En début de semaine, le président Marco Bernard a affirmé que le plan A de l’organisation est la création de l’OSBL et de confirmer son retour à Granby. Du même souffle, il a toutefois ajouté « qu’aucune possibilité n’est écartée pour le reste », ce qui laisse présumer également un possible déménagement.

La Voix de l’Est a d’autre part appris que les Inouk avaient en plan de déposer leur candidature pour l’organisation du tournoi de la Coupe Fred-Page de 2020. Mais dans les circonstances actuelles, ils ont abandonné le projet.

Christian Roy, lui, jure qu’il ne veut pas voir les Inouk partir.

« J’opère la concession alimentaire à l’aréna, a-t-il répété. D’après vous, est-ce que je veux voir quitter l’équipe qui m’amène le plus de clientèle ? Ce que je veux, c’est une cohabitation heureuse, car je crois fermement que c’est possible. Moi, je vais tout faire afin que ça fonctionne bien pour tout le monde. »

La balle est maintenant dans le camp des Inouk. Mais une chose est maintenant claire : ils devront vivre avec les Maroons.