Guylaine Boutin s’amuse clairement à sa troisième présence aux Jeux olympiques.

Les Jeux les plus agréables de Guylaine Boutin

« Ce sont mes troisièmes Jeux et ce sont probablement les plus agréables. J’ai vraiment beaucoup de plaisir. »

Non, Guylaine Boutin, physiothérapeute de Bromont, ne vit certainement pas les Jeux de PyeongChang avec la fébrilité d’une recrue. Mais elle s’amuse, elle tripe fort, pour reprendre ses propres mots.

Vrai que Mme Boutin est une habituée des grandes compétitions sportives internationales, elle dont le métier l’a amené aux quatre coins du monde. Tout de même, il n’y a rien comme les Olympiques, elle qui a auparavant vécu Sotchi (hiver 2014) et Rio (été 2016).

« Je goûte particulièrement PyeongChang parce que je me sens en terrain connu et parce que les Coréens sont d’une redoutable efficacité », a-t-elle expliqué alors qu’elle se préparait à aller dormir mardi soir, ou tôt mardi matin à l’heure du Québec.

En terrain connu parce que ce sont ses deuxièmes Jeux d’hiver. Et elle n’hésitera pas à vanter le travail des Coréens, « qui corrigent le tir très rapidement aussitôt qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ».

« Les Jeux d’hiver, aussi, c’est différent, précise-t-elle. C’est plus petit, plus intime, plus à dimension humaine. On s’y retrouve davantage. »

N’empêche qu’à PyeongChang, elle est thérapeute en chef de l’équipe canadienne, fonction qu’elle remplit pour la première fois. Mais comme si ce n’était pas assez, elle a aussi été la thérapeute de l’équipe de curling mixte, qui a incidemment remporté l’or.

« La clinique est ouverte de 7 h à 23 h. Je m’assure qu’on ait tout ce qu’il faut pour soigner nos athlètes, je vois à la gestion du personnel et je traite moi aussi, bien sûr, les athlètes. Comme dans n’importe quel travail, il y a des journées plus grosses que d’autres. »

Du temps
Le travail de Guylaine Boutin est essentiel, il est prenant, mais cette maman de trois grands enfants, qui enseigne également à l’Université de Sherbrooke, réussit tout de même à se dégager du temps pour vivre véritablement l’expérience olympique.

« Une autre chose qui est agréable ici, c’est que tout est proche. Depuis le début des Jeux, j’ai vu du ski acrobatique, du patinage artistique et du curling évidemment. »

« À Rio, en comparaison, tout était loin et les déplacements étaient difficiles. »


«  Les Jeux d’hiver, c’est différent. C’est plus petit, plus intime, plus à dimension humaine. On s’y retrouve davantage.  »
Guylaine Boutin

Elle se proposait d’ailleurs d’assister à la séance de qualification de Maxence Parrot en big air.

« C’est un athlète de chez nous, de ma ville, et les gens de la région peuvent être fiers de lui. »

Moment magique
Les Jeux olympiques, ceux de PyeongChang comme les autres, sont faits de moments magiques. Mardi, Guylaine Boutin a assisté au triomphe du couple Virtue-Moir en patinage artistique. Étant elle-même une ancienne patineuse, elle avoue avoir eu des frissons.

« Ils étaient tellement beaux, tellement extraordinaires ! Je me considérais privilégiée d’être là pour assister à de beau et grand moment. »

Comme elle se considère privilégiée d’être à PyeongChang pour ses troisièmes Jeux. Quand on lui demande si elle postulera pour revivre l’expérience olympique, elle hésite un instant.

« On verra. Mais honnêtement, j’ai encore beaucoup de plaisir ! On verra… », termine-t-elle, le sourire dans la voix.