Les Inouk, avec leur défensive poreuse et leur manque de cohésion, sont une équipe de ,500, au mieux.

Les Inouk se transformeront-ils en vendeurs ?

CHRONIQUE / Les Inouk se retrouvent dans une situation dans laquelle ils ne se sont pas retrouvés depuis longtemps. C’est ainsi que, à quelques semaines du début de la période des transactions dans la Ligue de hockey junior AAA (le 15 décembre), les Granbyens ne sont pas en position de force alors qu’on s’apprête à s’échanger des joueurs à travers le circuit Laporte.

Habituellement, la direction de l’équipe aborde cette intense période en se disant qu’elle va aller chercher ce qui lui manque afin de s’assurer d’être au plus fort de la lutte lorsque la bataille pour la Coupe Napa va commencer.

Mais voilà, à l’heure où on se parle, est-ce que quelqu’un pense que les Inouk vont compétitionner avec le Collège Français de Longueuil, les Braves de Valleyfield et le Titan de Princeville lorsque la danse du printemps va s’amorcer?

Les Inouk, avec leur défensive poreuse et leur manque de cohésion, sont une équipe de ,500, au mieux. Ça va prendre des changements majeurs avant qu’ils puissent seulement commencer à rêver de faire un bout de chemin en séries éliminatoires.

Sans compter que la nouvelle formule des séries implantée par la LHJAAAQ n’avantage pas les Inouk cette saison. Avec seulement trois petits points d’avance sur les Forts de Chambly au quatrième rang de la section 91,9 Sports, les joueurs de Charles Rondeau ne sont même pas assurés d’être encore là au mois de mars.

La question se pose donc : les Inouk pourraient-ils, cette saison, se transformer en vendeurs lors de la période de transactions?

Non, ce n’est pas dans les habitudes de l’organisation. Mais si l’équipe ne commence pas à gagner régulièrement d’ici trois semaines, il y aura de grosses réunions au centre sportif Léonard-Grondin et la question va se poser.

Car les directeurs généraux de la LHJAAAQ regardent attentivement ce qui se passe à Granby. Il y a des joueurs d’excellente qualité chez les Inouk, des joueurs qui ont sûrement déjà commencé à faire saliver plusieurs équipes qui rêvent aux grands honneurs. Si jamais le directeur général François Graveline enfilait son manteau de vendeur, il recevra des offres particulièrement alléchantes.

Mais ça prend une certaine dose d’humilité pour sacrifier ses meilleurs joueurs. Les Inouk demeurent malgré tout une organisation de prestige dans la LHJAAAQ et il sera difficile pour eux d’accepter de se soumettre à cet exercice… s’ils décident de le faire.

Je le répète, les trois prochaines semaines seront cruciales. Le prochain week-end, avec des matchs contre Valleyfield, Chambly et Princeville, pourrait déjà commencer à fournir des réponses à nos questions.

Une alternative

J’aimerais revenir sur les propos tenus par Patrick Bergeron, qui a affirmé être convaincu qu’il dirigerait encore les Inouk s’il y avait 500 personnes dans les gradins du centre sportif Léonard-Grondin. Une autre source très proche de l’équipe m’avait également suggéré la même chose.

Clairement, les gens des Inouk ne s’attendaient pas à ce que leur public les abandonne aussi cruellement cette saison. Et c’est dommage pour les gens qui composent l’OSBL formé au cours de l’été, des gens pour la plupart pleins de bonnes intentions, le président Richard Morasse en tête.

Je le répète, la glissade des Inouk au chapitre des assistances a commencé il y a trois ans. Pour toutes sortes de raisons sur lesquelles on reviendra. Et je le répète aussi, il est beaucoup trop facile d’associer le succès populaire des Bisons aux insuccès des Inouk. Beaucoup trop facile.

La seule chose, c’est que les amateurs de hockey de Granby ont maintenant une alternative.