L’entraîneur des Inouk, Patrice Bosch, avait la mine déconfite vers la fin du match de samedi. «Nous sommes en mauvaise posture, c’est vrai, mais je sais fort bien que ça prend quatre défaites pour être éliminés, pas juste trois», a-t-il dit ensuite pour s’encourager.

Les Inouk ont besoin d’un miracle

Au printemps de 2010, les Inouk avaient vaincu les Panthères de Saint-Jérôme en sept matchs en ronde quart de finale, non sans avoir perdu les trois premières rencontres de la série. Bref, ils avaient réalisé un miracle. Et c’est exactement ce dont ils ont besoin une nouvelle fois, huit ans plus tard.

Samedi après-midi, le Collège Français de Longueuil a infligé un troisième revers en autant de matchs aux Inouk, qu’ils ont vaincus 6-5 devant 694 spectateurs un brin sous le choc au centre sportif Léonard-Grondin. Le quatrième match de cette série demi-finale, peut-être le dernier de la saison des Granbyens, sera présenté mercredi soir, toujours à Granby.

« Nous sommes en mauvaise posture, c’est vrai, mais je sais fort bien que ça prend quatre défaites pour être éliminés, pas juste trois, a expliqué Patrice Bosch. Ce n’est pas fini ! »

Pour ceux qui l’ignoreraient ou qui ne s’en souviendraient pas, Bosch était derrière le banc des Inouk, en 2010, lorsqu’ils ont effectué leur remontée historique. C’était à l’occasion de son premier séjour à Granby.

« Personne n’y croyait. Et on l’a fait ! », a-t-il simplement rappelé.

Mais pour revenir au match de samedi, Samuel Guilbault s’est amusé comme un p’tit fou aux dépens de la défensive des Inouk et de Marc-Antoine Dufour en réussissant trois buts et deux passes. Avec un but et deux passes, Noah Corson a été le meilleur des perdants.

Les Inouk menaient 3-1 vers la fin de la première période.

Lors du premier match, l’indiscipline avait coulé les Inouk. Lors du second, la piètre performance de l’avantage numérique a fait très mal. Samedi, ni le jeu de puissance (un en sept) ni le désavantage numérique (qui a concédé trois buts) n’ont été impressionnants.

Jacob Graveline a disputé son premier match des séries. Il avait encore raté plusieurs rencontres en raison d’un genou en mauvais état.

Baillargeon et la constance 
Selon le vétéran défenseur Maxim Baillargeon, auteur de son premier but des séries samedi, le manque de constance est en train de couler les Inouk.

« Samedi, on a eu de très bons moments, mais aussi de très mauvais moments, a-t-il dit. On ne joue pas pendant 60 minutes et ça fait mal. Également, on réussissait tous les petits détails en saison régulière et au premier tour contre Valleyfield et ce n’est absolument pas le cas présentement. C’est tout ça qui ne fonctionne pas. »

Mais Baillargeon n’a pas lancé la serviette.

« Ils n’ont rien gagné encore. On est capables de se regrouper et de renverser la vapeur. Ils jouent mieux que nous, mais ils ne sont pas meilleurs que nous. »

Les Inouk n’avaient perdu trois matchs de suite qu’une seule fois depuis le début de la saison. C’était au début du mois de novembre. À l’opposé, diront leurs plus farouches partisans, ils ont gagné quatre matchs de suite une fois et puis une autre.

« Tout est possible, mais il va falloir tous tirer dans le même sens », a averti Patrice Demuy.

En finir vite
Pendant que les Inouk cherchent des solutions, tour roule pour le Collège Français.

« Ça va bien, c’est sûr, et on est même un peu surpris d’être en avance 3-0, a avoué le défenseur Daniel Brassard, de Bromont. On joue bien, on est contents, mais il en reste une grosse à aller chercher. Et on veut en finir le plus possible. Si on peut gagner en quatre matchs, on va le faire. C’est clairement notre but. »