« Nous sommes là depuis 2005 et je pense qu’on parle de la LNAH à Granby trois ans sur quatre ! », ironise Marco Bernard.

Les Inouk ne veulent pas céder leur place

« Qu’on se le tienne pour dit : aucune autre équipe de hockey majeur ne va s’installer au centre sportif Léonard-Grondin tant que nous y serons. »

Celui qui parle, c’est le président des Inouk, Marco Bernard. Invité à commenter les nouvelles informations au sujet de l’intérêt d’un groupe d’ici à amener une équipe de la Ligue nord-américaine à Granby, Bernard a été clair.

« Nous avons un contrat avec la Ville qui nous accorde un droit de véto sur l’arrivée d’une autre équipe de hockey majeur au centre sportif Léonard-Grondin, a expliqué Bernard. Nous sommes ici et ce n’est pas dans nos intentions de partager l’espace… »

Bernard affirme que le contrat liant les Inouk à la Ville a été renouvelé automatiquement lorsque l’équipe a indiqué ne vouloir obtenir rien de plus que ce qu’il y a déjà dans l’entente actuelle. De l’autre côté, le conseiller municipal Stéphane Giard a mentionné que le contrat n’avait pas encore été renouvelé et que la Ville attend des nouvelles de son club de hockey junior…

Mais ce qui agace le plus Bernard, c’est que la LNAH revient constamment dans les rumeurs.

« Nous sommes là depuis 2005 et je pense qu’on parle de la LNAH à Granby trois ans sur quatre ! De toute façon, est-ce que les amateurs de hockey d’ici veulent vraiment d’une équipe de la LNAH ? Et est-ce que Granby peut vraiment faire vivre un club de ce circuit ? »

Pour être certain d’être bien compris, Bernard a insisté sur le fait qu’aucune équipe ne pourra s’installer au centre sportif Léonard-Grondin sans avoir le OK de son organisation. Puis, mi-figue, mi-raisin, il a lancé : « Mais si quelqu’un est prêt à nous signer un chèque de 200 000 $, on va jaser ! »

Bernard a ajouté que les Inouk avaient confirmé leur retour aux dirigeants la Ligue de hockey junior AAA du Québec en vue de la saison prochaine. Dans la même veine, il discute avec Patrice Bosch afin de s’assurer du retour de son principal homme de hockey.

« Nous, on prépare la prochaine saison », a-t-il souligné.

Un OSBL ?
Marco Bernard a aussi avoué qu’il aimerait effectivement transformer les Inouk en OSBL (organisme sans but lucratif).

« Plusieurs équipes de notre ligue fonctionnent maintenant de cette façon. On y songe sérieusement, mais il n’y a rien de fait et il n’y a pas d’heure de tombée. On regarde, on réfléchit à la question… »

Bref, c’est business as usual. Pour l’heure du moins.