«C’était une belle équipe, mais c’est vrai aussi que c’était une très belle gang. Je n’enlève rien aux autres clubs que j’ai dirigés, ici et ailleurs, mais j’ai rarement senti autant de fierté à défendre un chandail au sein d’une formation», a expliqué Patrice Bosch.

Les Inouk méritaient mieux, selon Bosch

« J’étais convaincu en arrivant à Terrebonne vendredi que nous allions l’emporter. Et j’étais encore convaincu de la même chose lorsque la période de prolongation a commencé. Honnêtement, je pense qu’on méritait mieux. Mais c’est la loi du hockey. »

De son propre aveu, Patrice Bosch n’est pas encore remis de la défaite subie en prolongation par les Inouk lors du 7e match face aux Cobras de Terrebonne en demi-finale de la Ligue de hockey junior AAA. En faisant le bilan de la dernière saison, l’entraîneur et directeur général a avoué qu’il ressentait un grand vide.

« Cette équipe prend beaucoup de mon temps et beaucoup de place dans ma vie, a-t-il dit. On fait du hockey à 100 milles à l’heure et là, tout d’un coup, la saison est finie. Je me sens déstabilisé… »

Mercredi, au centre sportif Léonard-Grondin, Bosch rencontrera chacun de ses joueurs. L’occasion de revenir sur la saison, de dire à certains ce qu’il attend d’eux en vue de la prochaine campagne et de dire « merci et au revoir » à d’autres.

« C’était une belle équipe, mais c’est vrai aussi que c’était une très belle gang. Je n’enlève rien aux autres clubs que j’ai dirigés, ici et ailleurs, mais j’ai rarement senti autant de fierté à défendre un chandail au sein d’une formation. Et ça, c’est sans compter tout ce que les gars ont fait à l’extérieur de la glace, pour la communauté. Oui, j’ai beaucoup aimé coacher ces jeunes-là. »

Rien de différent

Depuis le jour un de cette longue saison, Patrice Bosch a toujours cru en son équipe. Et il avoue que, si c’était à refaire, il ne changerait rien. Que ce soit face aux Cobras ou de façon générale.

« Sérieusement, je ne peux que dresser un bilan très positif de la saison, a-t-il tranché. On a perdu très peu de matchs, on a atteint le carré d’as en séries et nous n’étions qu’à un petit but d’accéder à la grande finale. On a une finale Terrebonne-Princeville, mais ça aurait aussi bien pu être Granby-Longueuil tellement les quatre équipes qui restaient étaient solides. Les gars ont tout donné, ils n’ont jamais baissé les bras devant les épreuves… et on sait qu’il y en a eu. On aurait aimé faire une ronde de plus, c’est certain, mais je suis fier de ce qu’on a accompli. »

Et lorsqu’il regarde ce à quoi pourrait ressembler l’alignement 2019-2020, il est confiant.

« Comme à tous les ans, on perd de gros morceaux. Mais il reste tellement de bons joueurs. Et c’est sans compter ceux qui sont sur nos listes et qui vont s’ajouter. On va être encore bons, c’est clair. »

On le croit juste en s’arrêtant strictement à plusieurs des noms qui sont admissibles à revenir en tant que joueurs de 20 ans : le gardien Marc-Antoine Dufour, les défenseurs Charlie Risk et Jesse Belzile ainsi que les attaquants Nicolas Roy, Tristan Belliveau, Raphaël Bouchard, Tristan Gagnon et Anthony Chicoine.

Lui

Patrice Bosch est fatigué. On le répète, sa situation n’est pas facile : il vit à Chambly, travaille à Montréal et fait du hockey à Granby. Et encore cette saison, il a dirigé au Mondial de hockey junior A, ce qui a nécessité de nombreux déplacements ici et là à travers le Canada.

« Je rencontre mes joueurs mercredi et je vais rencontrer notre président Marco Bernard dans deux semaines, a-t-il souligné. Chaque année, vous le savez, je laisse retomber la poussière avant d’aller plus loin. »

Bosch avoue qu’il est chanceux de compter sur des adjoints qualifiés comme Patrick Bergeron et Santino Pellegrino, qui peuvent le remplacer n’importe quand lorsqu’il s’absente, de même que sur un employeur (Énergir) très compréhensif et qui l’encourage dans sa passion.

« Il y a du bon monde autour de moi. Par chance, parce que je n’y arriverais pas autrement », a-t-il conclu.