Le Révolution de Saint-Lazare a de nouveau donné du fil à retordre aux Inouk vendredi soir. La troupe de Patrice Bosch est toutefois revenue de l’arrière pour signer une victoire de 5-2 devant ses partisans au centre sportif Léonard-Grondin.

Les Inouk l'emportent face au coriace Révolution

Le Révolution de Saint-Lazare ne gagne pas souvent, mais il a le don de donner des difficultés aux Inouk. Ça a été le cas encore vendredi soir.

Devant 491 spectateurs au centre sportif Léonard-Grondin, les Inouk l’ont emporté 5-2 face à une équipe qui était déterminée à vendre très chèrement sa peau. Ne vous fiez d’ailleurs pas trop au pointage, puisque les deux derniers buts des Granbyens, qui tiraient de l’arrière 2-1 à mi-chemin dans le match, ont été inscrits dans une cage déserte.

À la mi-septembre, on s’en souviendra, le Révolution avait disposé des Inouk en prolongation à Granby.

« Je suis content qu’on ait gagné, mais je ne suis pas content de la manière, a lancé Patrice Bosch. Pour la première fois de la saison, j’avais l’impression que les gars ne travaillaient pas en première période. Certains ont pris le Révolution à la légère et ça aurait pu coûter très cher… »

L’entraîneur a ensuite donné crédit à l’adversaire, « qui s’était présenté chez nous pour jouer au hockey ». « Leurs joueurs travaillent. S’ils continuent comme ça, ils vont finir par gagner plus souvent. »

Plus loin, Patrice Demuy, auteur d’un tour du chapeau dans la victoire, avouait que les Inouk n’avaient pas joué leur meilleur hockey.

« Ce n’était pas notre meilleur effort collectif, c’est vrai, mais le Révolution a un bon système de jeu et c’est une équipe qui est capable de te faire mal paraître, a-t-il dit. C’est un club, ça se voit, qui est bien dirigé. »

En passant, l’ancien joueur des Rangers, des Flyers, des Bruins et du Canadien, P.J. Stock, assiste l’entraîneur en chef Éric Labrosse derrière le banc du Révolution. Et il est beaucoup plus calme que dans son rôle d’analyste à la radio et à la télé.

Hamel solide

Comme lorsqu’ils s’étaient incliné devant le Révolution plus tôt cette saison, les Inouk ont fait face à un gardien en pleine possession de ses moyens en David Hamel, qui a repoussé 33 lancers, dont plusieurs n’étaient pas commodes.

« Il a été bon, a repris Patrice Demuy, qui compte déjà 17 buts à sa fiche. En ce qui me concerne, j’étais souvent à la bonne place au bon moment. »

Maxime Borduas (il a ajouté une passe) et Gabriel Chicoine ont inscrit les autres buts des gagnants. Joachim Vachon a récolté deux mentions d'aide.

Gabriel Waked a pour sa part bloqué 24 rondelles.

Les Inouk (10-4-1) entameront dimanche après-midi, à Montréal-Nord, une série de quatre matchs sur la route.

« Face à une autre équipe qui ne gagne pas souvent (l’Arctic a une seule victoire en 14 rencontres), il faudra encore faire attention, a averti Patrice Bosch. C’est un week-end que je qualifierais de dangereux. »

Blessé à un genou en début de troisième période à la suite d’une mise en échec, le défenseur Nicolas Nadeau n’a pas été revu sur la glace. Et il se promenait à l'aide de béquilles dans le vestiaire après la rencontre.

William Leblanc connaît son rôle: il est là pour générer de l'offensive.

William Leblanc: la tête à 100% aux Inouk

Avant le match de vendredi soir, William Leblanc avait amassé 21 points, dont 11 buts, ce qui le plaçait au deuxième rang des marqueurs des Inouk derrière Patrice Demuy. L’attaquant de 19 ans connait un départ satisfaisant, pour reprendre son expression.

« Ça va bien, mais on veut toujours en faire plus, a expliqué celui qui avait enregistré 72 points, dont 31 buts, la saison dernière. Je suis là pour générer de l’offensive et quand je suis plus tranquille, j’aime moins ça. »

À 19 ans, Leblanc s’est présenté au camp d’entraînement des Inouk après avoir échoué dans sa tentative de se tailler une place avec les Islanders de Charlottetown, dans la LHJMQ. Aujourd’hui, il ne rêve plus au circuit Courteau.

« On ne sait jamais ce qui peut arriver, mais j’ai la tête à 100 % aux Inouk, a avoué celui qui a disputé 23 matchs avec les Voltigeurs de Drummondville, dans sa ville natale, en 2015-2016. En plus, on a une bonne équipe et on a un bon groupe de gars. Vraiment, c’est très agréable de jouer ici présentement. »

Selon lui, les Inouk ont envoyé des messages clairs aux autres équipes de la LHJAAAQ lorsqu’ils ont renversé Terrebonne et Longueuil.

« On est capables de battre n’importe qui, on l’a démontré. Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi certains avaient des doutes en début de saison. Y’a vraiment beaucoup de talent ici. »