Ludovic Caron a eu le meilleur sur Vincent Paquette en première période.

Les Inouk l’échappent contre les Braves

Avec raison, vous direz qu’ils ne peuvent pas toutes les gagner.

Les Inouk (19-8) ont subi un premier échec en 10 matchs, vendredi soir au centre sportif Léonard-Grondin, lorsqu’ils se sont inclinés 5-4 devant les toujours coriaces Braves de Valleyfield. Les Braves qui infligeaient aux Granbyens leur deuxième défaite en autant de duels contre eux cette saison.

À part en séries, on ne joue pas très souvent deux matchs en autant de jours dans la Ligue de hockey junior AAA et on a senti que les joueurs des Inouk avaient les jambes lourdes, vendredi. Ça patinait, mais ça patinait moins vite que d’habitude, 24 heures après le pique-nique face aux Forts de Chambly. Mais voilà, les Braves avaient aussi joué la veille et face au Titan de Princeville (défaite de 7-5), la meilleure équipe du circuit…

Saison après saison, les Braves, qui donnent constamment de la misère aux Inouk, sont une des équipes les plus dures de la LHJAAAQ. Vendredi, ils ont brassé les locaux, qui ne se sont toutefois pas laissés manger la laine sur le dos. On a cependant senti que ça les avait dérangés un brin.

Ceux qui assistent aux matchs des Maroons le samedi soir s’y sont retrouvés vendredi tandis que Jordan Roy, Simon Lavoie et même Louis-Philippe Denis ont jeté les gants. Et il y a même eu du grabuge dans les gradins en troisième période !

Les Inouk se sont aussi butés à un gardien en grande forme alors que Vincent Paquette a repoussé… 53 lancers ! Marc-Antoine Dufour, qui est rarement le deuxième meilleur gardien sur la patinoire, a bloqué 30 rondelles.

Carl-Olivier Dignard a dirigé l’attaque des Braves avec deux buts, dont celui qui a fait la différence.

Félip Bourdeau, qui n’a pas l’air d’un gars qui a raté plusieurs semaines d’activités, a été le meilleur des Inouk, qui menaient 2-0 après sept minutes de jeu, avec deux buts. Ludovic Caron et Denis ont complété.

William Leblanc a été « limité » à deux passes.

Si on fait exception de Thomas Caron, parti au Défi mondial junior A en compagnie de Patrice Bosch, Nicolas Roy était le principal absent dans le camp des Inouk.

De la mauvaise gestion

Non, l’entraîneur Patrick Bergeron n’a pas aimé ce qu’il a vu vendredi. Pas du tout même.

« Un match de hockey, ça se gère et on l’a mal géré, a-t-il dit. Les Braves en étaient aussi à leur deuxième match en deux soirs, ils sont débarqués ici avec un alignement réduit et on aurait pu leur faire mal en partant. On ne l’a pas fait et on en a payé le prix. »

Les Inouk ont lancé quasiment 60 fois, mais ça n’a pas semblé impressionner Bergeron plus qu’il ne le faut.

« Au début, nous étions dans le visage du gardien et ça a porté fruit. Mais plus le match avançait et plus on s’éloignait… »

Bergeron a aussi parlé du repli défensif, qui n’a pas toujours été au rendez-vous.