Les Cobras viennent d’inscrire leur quatrième but, celui de Félix Laniel. Un dur coup aux Inouk.

Les Inouk face à l’élimination

TERREBONNE — Les Cobras forment une solide équipe de hockey. Et ils n’ont certes pas besoin que l’adversaire leur offre la victoire sur un plateau d’argent en péchant par indiscipline, car ça devient simplement trop facile pour eux. C’est ce que les Inouk ont malheureusement fait, mercredi soir, à la Cité du sport.

Les Granbyens se sont inclinés 6-2. Ce faisant, ils feront face à l’élimination jeudi soir au centre sportif Léonard-Grondin, eux qui tirent maintenant de l’arrière 3-2 dans cette série demi-finale.

C’est pas compliqué, les Inouk ont passé la soirée au banc des pénalités. Et les Cobras en ont profité trois fois en inscrivant leur deuxième, troisième et quatrième buts, eux qui menaient déjà 4-0 après 12 minutes de jeu en deuxième période.

Les Cobras ont marqué à deux reprises sur des pénalités prises par Vincent Lampron, qui a visité le cachot trois fois, dont une fois après avoir écopé d’une double mineure. Ludovyk Caron a quant à lui été faire un tour au banc des punitions en deux occasions — dont une fois lui aussi à la suite d’une double mineure — et les locaux en ont profité une fois.

En cours de route, Tristan Belliveau, peu de temps après avoir inscrit le premier but des Inouk et son huitième des séries, a été expulsé après avoir été puni pour mise en échec par derrière.

« On a parfois été indisciplinés, c’est vrai, mais est-ce normal que les Cobras aient été punis une première fois rendu en troisième période seulement ?, a demandé Patrice Bosch, qui n’avait manifestement pas le goût de tomber sur la tête de ses joueurs. Sérieusement, ils n’ont rien fait de mal pendant plus de deux périodes ? Pour vrai ? On a été punis sept fois (six fois, en fait) avant qu’ils n’écopent de leur premier deux minutes. Honnêtement, j’ai rarement vu ça à cette période-ci de l’année. Car pour le reste, je n’ai pas l’impression que nous avons joué un mauvais match. »

Laurent Minville, avec son cinquième des séries, a enfilé l’autre but des Inouk. Jesse Belzil a amassé deux passes.

Félix Laniel, avec deux buts, et Guillaume Beck, avec un but et deux passes, ont dirigé l’attaque des Cobras. Jérémy D’Auray, Silas Mattawashish et Samuel Beck, dans un filet désert, ont complété.

Les Inouk ont tout de même dominé 48-28 au chapitre des lancers. Si Samuel Gagnon a été excellent, Marc-Antoine Dufour a tout de même peu à se reprocher.

Le deuxième effort

« Nos joueurs travaillent très fort, ils donnent toujours le deuxième effort et c’est certainement une des raisons pourquoi les gars de Granby sont punis souvent, a mentionné l’entraîneur des Cobras, Robert Dubuc. On est heureux de la victoire, mais on sait fort bien que ce n’est pas fini, que les Inouk vont se battre comme des chiens pour sauver leur peau. »

Les défenseurs Jérémie Major et Hubert Cyrenne-Blanchard ainsi que l’attaquant Raphaël Bouchard, qui n’a affronté les Cobras qu’une seule fois, comptaient parmi les absents mercredi. Impossible de savoir exactement ce qu’ils ont, les Inouk se faisant très discrets à ce sujet à ce stade-ci de la saison. L’arrière Nicolas Nadeau a été inséré dans l’alignement.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, William Leblanc a été réduit au silence complet pour un cinquième match de suite par les Cobras. Louis-Philippe Denis (un but depuis le début de la série) a aussi été blanchi.

« On est bien surveillés, mais on manque aussi d’opportunisme, a souligné Leblanc. En même temps, la confiance a déjà été plus forte. Mais là, il faut tourner la page et revenir plus fort à la maison. On n’a plus le choix. »

Le mot de la fin est revenu à Patrice Bosch.

« Comme on dit, c’est do or die. Il y a du caractère dans ce vestiaire, je le sais. On oublie celle-là et on recommence. C’est pas fini. »