Le centre sportif Léonard-Grondin pourrait-il accueillir deux équipes de hockey majeur ?

Les Inouk et la LNAH pourraient-ils partager l'aréna?

Christian Roy a lu avec beaucoup d’intérêt tout ce qui a été écrit dans La Voix de l’Est de mercredi au sujet du projet visant à amener une équipe de la Ligue nord-américaine de hockey à Granby.

Roy, qui était actionnaire des Inouk jusqu’à l’automne dernier, est un personnage plutôt discret. Il a accepté de répondre aux questions de l’auteur de ces lignes afin d’apporter certaines précisions, a-t-il expliqué, au sujet de son implication dans le dossier de la LNAH à Granby.

« Moi, j’opère le restaurant du centre sportif Léonard-Grondin, je suis concessionnaire, a-t-il commencé par dire. Et en raison de ce que je fais, à peu près tout le monde qui tient des événements à l’aréna vient me voir, bien souvent pour parler de partage de revenus. Quand on parle de la Ligue nord-américaine, je suis d’abord et avant tout un facilitateur. Ce que je veux, moi, en fin de compte, c’est qu’il y ait le plus d’action possible dans notre magnifique centre sportif. »

Roy a confirmé tout ce que le commissaire de la LNAH, Richard Martel, a partagé à La Voix de l’Est. Soit que des intérêts locaux sérieux et crédibles (et solides financièrement parlant, a-t-il ajouté) rêvent d’implanter une équipe de la LNAH à Granby, qu’ils ont demandé un cahier de charges aux dirigeants du circuit et qu’ils avaient discuté au moins une fois avec les autorités municipales. Mais il n’a rien voulu dire de plus sur les promoteurs.

« J’ai une entente de confidentialité avec ces gens-là », a-t-il révélé et a-t-il insisté quelques fois au cours de l’entretien.

Un partage avec les Inouk ?
Christian Roy a toutefois surpris en affirmant que personne ne voulait sortir les Inouk de Granby.

« Les Inouk ont leurs partisans, il y a de bonnes personnes au sein de l’organisation et il y a les joueurs à qui il faut penser aussi, a-t-il dit. Les gens avec qui je suis en contact n’ont rien contre les Inouk, ils ne veulent pas leur départ. Moi, je ne vois pas pourquoi l’aréna ne pourrait pas être partagé. Après tout, ça se fait ailleurs. »

Le président des Inouk, Marco Bernard, ne semblait clairement pas avoir envie de partager le centre sportif Léonard-Grondin avec qui que ce soit lorsqu’il s’est entretenu avec l’auteur de ces lignes mardi. Bernard et Roy ont aussi eu leurs démêlés par le passé.

« Tout se partage, a repris Roy. Si on peut offrir un produit supplémentaire aux amateurs de hockey d’ici, pourquoi pas ? On a de belles installations, Granby est un marché de hockey avec un potentiel extraordinaire, alors pourquoi ne pas en profiter au maximum ? »

À titre de concessionnaire à l’aréna, Roy avouera qu’il serait évidemment l’un des premiers, sinon le premier, à bénéficier de la venue d’une deuxième équipe de hockey majeur.

« Mais il reste beaucoup de travail à faire avant d’en arriver là », a-t-il conclu avant de mettre un terme à la discussion.