Louis-Philippe Denis a inscrit le premier but des Inouk. William Leblanc et Félip Bourdeau n’ont pas tardé à aller célébrer avec le numéro 19.

Les Inouk… en prolongation!

Il y a de ces personnes qui savent se faire aimer aussitôt qu’elles arrivent quelque part. Tristan Gagnon fait manifestement partie de cette catégorie.

Le nouveau venu a marqué à 11:47 minutes de la période de prolongation, jeudi soir, et il a permis aux Inouk de l’emporter 3-2 face aux Cobras de Terrebonne, permettant ainsi aux Granbyens de niveler les chances à une victoire de chaque côté dans cette série demi-finale.

Ils étaient 535 dans les gradins du centre sportif Léonard-Grondin. C’est beaucoup trop peu. Et on peut vous dire une chose : les absents ont eu tort parce qu'Inouk et Cobras ont offert un excellent spectacle. Ça patinait, ça frappait, c’était intense, c’était du hockey de séries comme on l’aime.

Mais revenons à Gagnon qui, bien placé, a profité d’une superbe passe de Vincent Lampron pour déjouer Samuel Gagnon. Il faut aussi souligner le très bel effort d’Anthony Chicoine, qui a permis aux Inouk de prendre possession de la rondelle après avoir brillamment gagné sa bataille en fond de territoire.

« C’est agréable de faire la différence, mais cette victoire, c’est tellement un gros travail d’équipe, a expliqué Gagnon, qui avait écopé d’une double mineure pour bâton élevé en deuxième période. Même lorsque nous tirions de l’arrière (1-0 et 2-1), nous y avons toujours cru. »

Louis-Philippe Denis, en première, et Tristan Belliveau, en avantage numérique à 16:32 de la troisième, ont inscrit les autres buts des Inouk.

Les Cobras ont frappé tôt alors que Nicolas Gervais a marqué dès la 18e seconde. Charles-Olivier Ouimet, en avantage numérique en milieu de deuxième, a enregistré l’autre but des perdants.

Marc-Antoine Dufour et Gagnon se sont livré une belle bataille devant le filet. Les deux ont fait face à 40 lancers.

Les deux équipes ont chacune eu leurs moments d’indiscipline pendant le match.

« Honnêtement, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre, a mentionné Patrice Bosch. On a connu un lent départ, c’est vrai, mais j’ai aimé notre progression. Les gars ont confiance en eux et ça paraît. Il n’y a jamais eu de panique sur le banc. »

Mais les Inouk, avouons-le, avaient déjà de la pression jeudi. Non, ils ne pouvaient pas se permettre de retourner au pays des Cobras en arrière 2-0.

« C’est sûr, mais on affronte une bonne équipe et ça va être serré comme ça tout le temps, a repris Bosch. Là, c’est 1-1, et on recommence à neuf dans moins de 24 heures. »

De l’autre côté, Robert Dubuc, assis devant son assiette de pâtes, ne semblait pas catastrophé par la défaite.

« Vous venez d’assister à un maudit bon match de hockey, a-t-il dit. Ça aurait été l’fun de repartir avec la victoire, mais on a perdu. J’ai senti mes jeunes très nerveux en prolongation. On a beau être en demi-finale, l’expérience continue à rentrer. »

Raphaël Bouchard et Charlie Risk, malades, étaient les principaux absents chez les Inouk. Impossible de savoir s’ils seront en uniforme, vendredi soir au Forum de La Plaine, alors qu’aura lieu le troisième match de cette série qui, jusqu’ici, remplit toutes ses promesses.