Les moments de célébrations devraient être nombreux, ce printemps, au centre sportif Léonard-Grondin.

Les Inouk en finale... minimum

C’est dimanche après-midi que les Inouk amorceront leurs séries éliminatoires. À moins d’une catastrophe, il s’agira du premier d’une longue série des matchs présentés au centre sportif Léonard-Grondin d’ici la fin du mois d’avril.

Car les Inouk ont ce qu’il faut pour jouer longtemps ce printemps. Je le dis et je répète : l’édition 2017-2018 est celle qui m’inspire le plus depuis celle qui a remporté la coupe Napa, en 2014.

Le sport n’est pas que statistiques, mais n’empêche que les records d’équipe établis par les Inouk démontrent que cette formation a quelque chose de spécial et qu’elle doit être prise au sérieux. Très au sérieux à part ça.

Certains des partisans les plus farouches des Inouk sont étonnés que je lance autant de fleurs à leur club préféré puisque j’ai été passablement critique envers l’organisation au cours des dernières années. Mais voilà, il faut se lever de bonne heure pour trouver de quoi à redire contre la bande de Patrice Bosch.

Les Inouk sont bons partout, que ce soit devant le filet, à la défensive ou à l’offensive. Ils n’ont pas l’attaque des Cobras de Terrebonne, c’est vrai, mais ils limitent les chances de marquer au minimum, ce qui constitue leur grande force. Ce n’est pas pour rien, d’ailleurs, que les gardiens Gabriel Waked et Charles-Antoine Poirier-Turcot, maintenant partis, de même que Marc-Antoine Dufour et Hugo Duteau (même s’il n’a disputé que quatre matchs) ont affiché des statistiques aussi reluisantes. Sans rien vouloir leur enlever.

Comme Patrice Bosch l’a encore dit le week-end dernier, après avoir été nommé entraîneur par excellence dans la Ligue de hockey junior AAA, les joueurs des Inouk ont acheté le système de jeu proposé. Mais le système très efficace en question, il sort de la tête du coach et il mérite des bravos pour cela.

De bons kids
Les Inouk de 2017-2018 sont formés de bons joueurs, mais aussi de bons kids, de bonnes personnes. Et au niveau junior, ça finit par faire une différence même sur la patinoire. Lorsqu’on arrive en séries, lorsque chaque match est une guerre, tes coéquipiers doivent devenir tes frères si tu veux gagner.

Mercredi midi, j’ai fait une entrevue avec les frères Gabriel, Anthony et Alexis Chicoine. De bons p’tits gars. Ça a été un beau moment et ça devrait faire un beau papier. Les bons p’tits gars, ça semble être la norme dans ce vestiaire.

Mais les bons p’tits gars sont aussi capables de jouer du gros hockey à Granby. Et bien qu’ils aient fini derrière Terrebonne et le Collège Français de Longueuil au classement, les Inouk ont démontré qu’ils étaient capables de tenir tête et d’avoir le dessus sur n’importe qui. Ils arrivent en séries sans complexe aucun devant personne.

Les amateurs le savent, ils le sentent, et j’ai l’impression qu’il y aura du monde pour la peine avant longtemps au centre sportif Léonard-Grondin. D’autant plus que les Maroons ne sont plus dans le décor et que le Canadien ne retiendra pas les gens devant leur télé ce printemps.

Les Inouk vont atteindre la finale de la LHJAAAQ... au minimum. N’importe quoi en deçà d’une participation à la grande finale sera considéré une déception.

Est-ce qu’on leur met encore un peu plus de pression sur les épaules ? Certainement ! Est-ce qu’ils ont ce qu’il faut pour le prendre ? Absolument !

On se souhaite de bonnes séries.