La saison des Inouk a pris fin mercredi soir, alors que les Granbyens ont perdu un quatrième match consécutif aux mains du Collège Français en demi-finale de la Ligue de hockey junior AAA.

Les Inouk éliminés en quatre matchs !

Non, il n’y aura pas de miracle.

La saison des Inouk a pris fin mercredi soir alors que, devant 599 de leurs plus fidèles partisans, les Granbyens ont perdu un quatrième match consécutif aux mains du Collège Français en demi-finale de la Ligue de hockey junior AAA. Et question de démontrer que c’était leur série et qu’ils étaient la meilleure équipe, les Longueuillois l’ont emporté de façon on ne peut plus décisive, 5-0.

Pour tout vous dire, il y avait autant d’ambiance qu’à l’intérieur d’un salon funéraire au centre sportif Léonard-Grondin à compter du milieu de la deuxième période. Mais honnêtement, qui aurait cru que les Inouk, après la brillante campagne qu’ils avaient connue et après qu’ils aient battu le Collège Français cinq fois sur six au cours en saison régulière, allaient s’effondrer de cette façon ?

Vrai que l’absence de Maxime Borduas, au cours des trois derniers matchs, et celle de William Leblanc, mercredi, a fait très mal aux Inouk. N’empêche que vos favoris n’ont jamais réussi a solutionné les énigmes proposées par le Collège Français, qui a su imposer sa vitesse tout au long de la série.

« Ce n’est pas ce qu’on souhaitait, ce n’est tellement pas ce qu’on souhaitait, a laissé tomber Patrice Bosch. Ce soir, on voulait que les gars sortent en force et c’est ce qu’ils ont fait. Ce n’est pas une excuse, mais je pense que le réservoir à essence de plusieurs était vide. On a essayé, mais ça n’a pas marché… »

Mercredi, aussitôt que le Collège Français a inscrit son premier but, à 19 : 31 de la première période pendant une pénalité de quatre minutes à Noah Corson pour coup à la tête, on a compris que c’était terminé pour les Inouk, qui n’avaient déjà plus le moral. Longueuil a ajouté deux buts en deuxième, puis deux autres en troisième, les deux derniers en… désavantage numérique pour ajouter l’insulte à l’injure.

Le capitaine Maxime Chagnon et William Duperron ont été les meilleurs du Collège Français avec un but et une passe chacun. Philippe Savard-Massé a inscrit le jeu blanc après avoir bloqué 30 tirs.

Marc-Antoine Dufour a aussi fait face à 30 lancers.

« C’est pas compliqué, on a été meilleurs qu’eux lors des quatre matchs, a lancé l’entraîneur Pierre Petroni, qui retourne en finale de la LHJAAAQ pour une énième fois. On était plus rapides, nos unités spéciales ont fait le travail, mon gardien a été bon, l’ajout de joueurs comme William Lemay et Simon Gravel (en provenance du hockey collégial) a fait une grosse différence et mon capitaine, qui a joué sur une jambe, a encore démontré qu’il était un vrai de vrai. »

Le Collège Français va affronter les Cobras de Terrebonne, vainqueurs des Panthères de Saint-Jérôme en cinq matchs, en grande finale.

Philippe Savard-Massé a bloqué 30 lancers pour récolter le blanchissage. Il frustre ici Raphaël Bouchard.

Des déceptions
Patrice Bosch avait de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui a fait la différence dans cette série. Il a parlé des absents du côté des Inouk et des forces fraîches chez le Collège Français avant de finalement avouer que certains de ses joueurs, encore et toujours sans les nommer, l’avaient déçu.

« Il y en a quelques-uns qui auraient probablement pu nous en donner plus, a-t-il dit. À l’opposé, d’autres en ont donné davantage que prévu. Je ne ferai pas le procès de personne ici ce soir. »

Il y a bien sûr été question des blessés. Ainsi, Leblanc (poignet et symptômes de commotion) ne serait probablement pas revenu au jeu dans cette série alors que Patrice Demuy (genou) et Jacob Dupont (les deux poignets) n’auraient probablement pas dû jouer du tout. Hubert Cyrenne-Blanchard a quant à lui effectué un retour au jeu mercredi après soigné une commotion. Et paraît-il qu’il y en avait d’autres de « maganés ».

Cette dernière défaite a enfin marqué la fin de la carrière junior des Maxim Baillargeon, Joachim Vachon, Borduas, Demuy, Dupont et du capitaine Gabriel Chicoine, tous âgés de 20 ans.

« Je suis dévasté, a dit Chicoine, les larmes aux yeux. Je n’oublierai jamais cette belle gang de gars qui formaient les Inouk de cette saison. Ce soir, ça fait juste trop mal… »