La formation des Inouk pourrait-elle surprendre en fin de semaine à Trois-Rivières ?

Les Inouk du cheerleading veulent vaincre les préjugés

Caroline Saint-Louis parle de son équipe et de son sport avec passion. Le cheerleading, elle aime, elle adore et elle y croit.

Miss Caroline, comme on l’appelle, dirige, en compagnie de Jean Caplette, les Inouk du cheerleading. Et pour la troisième fois en quatre ans, samedi, les Granbyens vont prendre part au championnat provincial, cette fois à Trois-Rivières.

« On a une belle équipe, explique celle qui a déjà mené ses formations du collège du Mont-Sacré-Cœur et de l’école de Haute-Ville à des titres avant de prendre en main les Inouk. Nous avons deux gymnastes et deux garçons parmi notre équipe de 15 athlètes et nous avons surtout des jeunes qui veulent apprendre et qui veulent se dépasser. On a eu du plaisir tout au long de la saison. »

Caroline Saint-Louis estime, de façon réaliste, que les lnouk peuvent espérer une troisième ou une quatrième place en fin de semaine en Mauricie.

« L’important, c’est d’éviter les chutes. C’est pas compliqué, tout se joue là. En même temps, c’est difficile pour nous de rivaliser avec les cégeps de la conférence du Sud-Ouest (essentiellement ceux de la région de Montréal), qui misent sur un bassin d’athlètes tellement plus important que le nôtre. Mais je suis convaincu que nous allons bien faire les choses et que nous reviendrons de Trois-Rivières fiers de nous. »

Aux Olympiques ?
On le répète, Caroline Saint-Louis croit en son sport. Et elle trouve que les médias n’en parlent pas suffisamment.

Caroline Saint-Louis croit fermement en son sport.

« On cherche encore les articles dans les journaux, souligne-t-elle. C’est dommage parce qu’on parle d’un sport qui exige de grandes qualités athlétiques, qui forme le caractère et l’esprit d’équipe et qui, en plus, est mixte. Quand tu touches au cheerleading, tu attrapes la piqûre. Et c’est impossible de s’en défaire. »

Les chorégraphies du cheerleading sont parfois complexes. Et ça prend effectivement de bons athlètes pour les exécuter brillamment.

« On travaille fort, dit encore Miss Caroline. Mais parce que notre sport n’est pas considéré crédible par tout le monde, on prend ce qui reste comme heures d’entraînement. On a des préjugés à vaincre. »

Et le plus grand des préjugés, selon Caroline Saint-Louis, c’est certainement « les pompons », comme elle les appelle.

« Les pompons, ce sont les cheerleaders d’équipes de sports professionnelles. Je n’ai rien contre ce qu’elles font, mais on parle ici de danse, simplement de danse, pas de compétition. C’est autre chose, complètement autre chose, et le public a encore tendance à tout mêler. »

Mais le cheerleading pourrait acquérir cette crédibilité qu’il souhaite avant longtemps. Car le sport est considéré pour être admis officiellement aux Jeux olympiques.

« Un grand pas a été franchi à PyeongChang lorsque des équipes de quelques pays, dont une du Canada [de Montréal en fait], ont été invitées à participer à des activités entourant les Jeux. Le jour où notre sport sera aux Olympiques, tout va changer ! »

En attendant, les Inouk du cheerleading vont tenter de faire leur part pour l’avancement de leur sport dans leur région en fin de semaine.