Les Inouk du basket masculin affronteront les Lauréats de Saint-Hyacinthe, vendredi soir, au cégep. Un match, selon l’entraîneur John Van Doorn, qui risque d’affecter le reste de la saison de l’équipe.

Les Inouk du basket progressent

John Van Doorn ne l’avouera pas, mais il y a deux semaines à peine, il s’est probablement demandé dans quelle galère il s’était embarqué en acceptant de diriger les deux équipes de basket­ du cégep de Granby.

Les Inouk avaient alors une fiche combinée d’aucune victoire et six défaites. Mais voilà que depuis, les garçons, comme les filles, ont inscrit­ deux gains.

« On s’entend que 2-3, ça paraît pas mal mieux que 0-3, lance Van Doorn en forçant un sourire. Honnêtement, je m’attendais à un départ difficile. En même temps, il y a des matchs qu’on a perdus qu’on aurait pu gagner. »

Les gars ont rendez-vous avec les Lauréats de Saint-Hyacinthe (3-3) vendredi soir au cégep dans le cadre de la soirée du bruit. Les filles, elles, ne disputeront leur prochain match que le 8 décembre, à Drummondville.

En raison des caprices du calendrier, rappelons que les gars n’ont que deux matchs à domicile à l’horaire avant les Fêtes. C’est pire pour les filles, qui n’auront disputé que deux rencontres devant leurs partisans­ avant Noël.

« Le match de vendredi est super important, a repris Van Doorn. Je dirais même que ça risque d’affecter le reste de notre saison au grand complet. Les Lauréats font partie des équipes qu’il faut battre pour accéder aux séries. Comme on dit en anglais, c’est un must win. »

Les Inouk comptent plusieurs nouveaux joueurs autant dans l’alignement masculin que féminin. Et ils progressent, selon le vétéran homme de basket.

« Avant que la saison ne débute, j’avais dit qu’il y aurait beaucoup d’enseignement au menu. C’est le cas. Et de façon générale, les jeunes apprennent bien. »

William Gendron (moyenne de 8,2 points par match) et Antoine Sirois (moyenne de 6,2) sont ceux qui surprennent le plus Van Doorn dans le camp des garçons depuis le début de la saison.

Du côté féminin

Chez les filles, Laurie Dubé (moyenne de 10,2 points par match) et Alexandra Nogues (moyenne de 9,6) connaissent un bon départ.

« Les filles ne marquent pas beaucoup de points, souligne encore Van Doorn. Le travail en défensive devient alors très, très important. »

Mais ce qui inquiète encore davantage Van Doorn, c’est le nombre impressionnant de blessées.

« Alexia Plante s’est fait mal à un genou et est probablement finie pour la saison, Laurianne Normand­ souffre d’une commotion, Karyanne Lebel est aussi blessée à un genou, Amélie Benoit (cheville) joue sur une seule jambe, etc. Les filles ont du courage. »