Vincent Chapleau, ici surveillé par Jacob Dupont, a encore été une menace constante autour du filet de Marc-Antoine Dufour.

Les Inouk dans une position… délicate

On dit souvent que, tant qu’une équipe n’a pas joué à domicile dans une série, elle n’est pas véritablement dans le trouble même si elle n’a pas encore remporté un match. Ça se défend. On se contentera alors de dire que les Inouk, à la suite de la défaite de 2-1 subie vendredi soir à Longueuil face au Collège Français, sont dans une position… délicate.

Les Granbyens tirent de l’arrière 2-0 dans leur série demi-finale au meilleur de sept matchs de la Ligue de hockey junior AAA. La prochaine rencontre, la première au centre sportif Léonard-Grondin, aura lieu pas plus tard que samedi, à compter de 16 h.

Reste que la commande est lourde. Face à une excellente équipe, une équipe qui a clairement mis derrière elle sa série d’insuccès contre Granby cette saison, les Inouk doivent gagner quatre des cinq prochains matchs.

Si vous vous attardez au sommaire du match, vous verrez que les Inouk ont été zéro en neuf en avantage numérique. Clairement, c’est là que le match s’est joué. Vos favoris ont eu leurs chances, particulièrement en troisième période, mais ils ont fait constamment chou blanc.

« Face à une équipe comme celle-là, il faut profiter de nos chances et on ne l’a pas fait, a commencé par dire Patrice Bosch. Il faut aussi dire que leur gardien Philippe Savard-Massé [19 arrêts, dont plusieurs gros] a été excellent. »

Sans nommer personne, Bosch a ajouté que ses meilleurs joueurs doivent être supérieurs aux meilleurs joueurs du Collège Français. Après avoir amassé quatre points dont deux buts lors du premier match, Vincent Chapleau a marqué les deux filets des siens vendredi, les deux en deuxième période.

William Leblanc, avec moins de trois minutes à faire à la troisième, a été le seul à déjouer Savard-Massé.

Dans la défaite, Marc-Antoine Dufour (17 arrêts) n’a encore rien eu à se reprocher.

« On est en arrière 2-0, nous ne sommes pas là où nous voudrions être, mais on revient à la maison et ça, ça va faire du bien, a repris Bosch. Qu’est-ce qu’il faut changer pour gagner ? Je ne sais pas. Ça a été un match très serré, comme ça a été le cas presque tout le temps contre le Collège Français cette saison, et c’est allé de leur bord ce soir. Ils ont marqué un but de plus que nous, il faut maintenant s’arranger pour en marquer un de plus qu’eux… »

Purgeant le premier de ses trois matchs de suspension, Maxime Borduas n’était pas en uniforme. Jacob Graveline, Hubert Cyrenne-Blanchard et Jordan Roy étaient aussi absents.

Petroni satisfait
À l’autre bout du couloir du Colisée Jean-Béliveau, qui a accueilli quelque 700 amateurs vendredi, Pierre Petroni était un entraîneur satisfait.

« Les gars ont travaillé fort et ils ont bien fait les choses, a-t-il dit. Contre une équipe comme les Inouk, t’as pas le choix. Ça va bien, on est contents, mais la série se transporte maintenant à Granby. Il nous reste encore beaucoup d’ouvrage à faire… »

Et pendant ce temps, les Cobras de Terrebonne filent allégrement vers la grande finale de la LHJAAAQ. Les joueurs de Robert Dubuc ont inscrit une troisième victoire en autant de matchs face aux Panthères, qu’ils ont aisément vaincu 7-1 à Saint-Jérôme.