Les joueurs des Indians ont célébré comme il se doit la conquête de leur titre.

Les Indians, les premiers champions depuis 2003

En étant couronnés champions de leur circuit, mardi soir au stade Napoléon-Fontaine, les Indians ont réussi un exploit qu'aucune équipe de baseball junior ou senior de Granby n'avait réalisé depuis longtemps.
Jean-Philippe Primeau a vécu des moments qu'il a qualifiés «d'incomparables».
En fait, la dernière fois qu'un club junior ou senior de Granby avait été couronné champion, c'était en 2003. Mathieux Rochefort dirigeait les Guerriers junior AA, qui étaient alors membres de la Ligue de la Rive-Sud.
« On est très fiers !, a lancé Jean-Philippe Primeau, qui était encore sur un nuage, mercredi matin, malgré une très courte nuit de sommeil. Ça fait effectivement longtemps que Granby n'avait rien gagné au baseball et ça rend la victoire encore plus spéciale, encore plus précieuse. »
Primeau a avoué qu'il avait vécu des moments « incomparables » mardi. « Le sentiment que tu éprouves quand ton équipe est déclarée la meilleure, la numéro un, c'est merveilleux. Je n'oublierai jamais cette soirée. »
Deux choses lui viennent en tête lorsqu'il pense à la saison qui vient de se terminer : plaisir et esprit d'équipe.
« Du plaisir, on en a eu tout au long de la saison, ou presque. À chaque match, les gars étaient contents de se retrouver. Et l'esprit d'équipe nous a transportés depuis le jour un. Les gars s'aimaient, les gars se tenaient. »
Primeau, qui a aussi disputé quelques matchs au poste de receveur cette saison, n'a pas garanti son retour en tant que gérant en 2018. Mais on peut croire qu'il reviendra pour une quatrième saison. Il faudra toutefois que les Indians préparent la relève parce qu'on a l'impression que sans Primeau, il n'y aurait pas d'Indians.
« J'en prends large sur mes épaules, c'est vrai. Par contre, mes joueurs m'ont tous assuré qu'ils seront de retour la saison prochaine et ils ont tous déjà hâte de défendre leur titre. Ça m'encourage à revenir... » 
Primeau, on le sait, est aussi président de Baseball mineur Granby. Et il a de jeunes enfants. Il devra probablement faire des choix éventuellement.
Le tournant
Le joueur de premier coussin et frappeur de choix Étienne Racine a connu de belles séries. En finale seulement, il a cogné 10 coups sûrs en 14 présences au bâton. Mercredi, il savourait le triomphe de son équipe.
« Et dire qu'on a commencé la saison en perdant quatre de nos six premiers matchs !, a-t-il rappelé. Mais on savait qu'on avait du talent, probablement plus que n'importe qui, et qu'on avait ce qu'il fallait pour tout gagner. Et on a fini par le prouver. »
Tout de même, le parcours des Indians a failli de nouveau prendre fin en demi-finale. Face aux Marlins de Sorel-Tracy, les Granbyens se sont retrouvés le dos au mur, eux qui tiraient de l'arrière 0-2.
« Là, Jean-Philippe et Simon Lussier ont piqué une crise et ils nous ont fait comprendre que ça ne pouvait pas finir comme ça encore une fois. On a compris le message. Ça a été le point tournant. Et aujourd'hui, on est champions ! »
Racine, 24 ans, a disputé cinq saisons avec les Guerriers junior élite. Il fait partie de ceux qui n'ont jamais gagné un match en séries. « Gagner, tout gagner, y'a rien de mieux que ça. C'est formidable ce que l'on vit. »
Les Indians, il faut le dire, étaient très solides : au bâton, d'abord et avant tout, et au monticule. Et ils ont réussi à limiter les erreurs en défensive.
« Les erreurs nous ont fait très mal la saison dernière. La défensive n'est pas notre point fort, mais on a amélioré la situation. Honnêtement, y'a pas grand-chose qui aurait pu nous empêcher de gagner cette année. »