La saison des Guerriers a pris fin dimanche, alors que les Orioles de Montréal ont complété le balayage en demi-finale.

Les Guerriers balayés par les Orioles

À bout de ressources, les Guerriers junior élite ont rendu les armes dimanche après-midi en demi-finale de la Ligue de baseball junior élite du Québec. Une victoire de 2-0 a permis aux Orioles de Montréal de compléter le balayage en quatre matchs.

«On a affronté une très bonne équipe de baseball. Parmi les neuf joueurs des Orioles sur le terrain, huit avaient 22 ans. Ils ont mieux joué que nous. Quand on avait des opportunités, ils sortaient des gros jeux pour nous freiner», a souligné le gérant des Guerriers, Denis Lamontagne.

«Je crois qu’on a été meilleurs contre Montréal que contre LaSalle [au deuxième tour]. Le problème, c’est qu’on n’avait pas le même genre de formation devant nous.»

On a tendance à croire Lamontagne lorsqu’il dit que le réservoir de son club était tout simplement vide. Les Guerriers ont frappé un seul coup sûr dimanche, l’oeuvre d’Alexandre Lapointe. 

Quant à eux, les Orioles ont fait la différence dès leur premier tour au bâton, alors que Jonathan Lacroix a cogné un circuit de deux points. 

Disposant de peu d’options au monticule, la direction granbyenne s’est tournée vers William Boulanger Élie, un gaucher de 21 ans qui a volontairement passé l’essentiel de la saison au niveau junior BB.
À son premier départ des séries, et seulement sa troisième apparition dans la LBJEQ en 2019, Boulanger Élie a accordé six coups sûrs en cinq manches. 

«S’il se donne la peine de venir dans le junior élite à temps plein, ce sera un des bons lanceurs de la ligue. Aujourd’hui, il a connu un excellent départ contre la meilleure attaque du circuit. Il doit absolument venir à Granby l’an prochain», a affirmé Lamontagne, qui n’a pas encore pris de décision quant à son propre avenir.

Samuel Robichaud et Samuel Rocheleau ont fait du bon boulot en relève, mais ils n’ont bénéficié d’aucun support offensif. 

Dimanche, les Guerriers étaient privés du receveur Xavier Langlois, retenu par ses fonctions d’entraîneur. Langlois a cumulé une impressionnante moyenne au bâton de 0,478 en séries.

Coup de grâce

Lors du troisième match, présenté au stade Napoléon-Fontaine samedi soir, les Guerriers ont raté une belle occasion de resserrer l’écart dans cette série.

Les locaux menaient 3-0 après trois manches de jeu. Les Orioles ont ensuite ouvert la machine, pour finalement s’imposer par la marque de 7-4.
Lacroix et Luca Portolese ont notamment assommé l’adversaire avec des circuits. 

«Honnêtement, je crois que ça a été le coup de grâce pour nous. Si on avait gagné samedi, et considérant le départ que Boulanger Élie nous a donné ensuite, je crois qu’on serait encore dans la série.»

Matthew Lamarche, Marc-Antoine Lefebvre (deux fois) et Langlois ont produit les points des Guerriers. Le lanceur partant Félix Dubeau-Hervieux (cinq coups sûrs et autant de points accordés en quatre manches et un tiers) a encaissé la défaite. 

En grande finale, les Orioles affronteront les Diamants de Québec, qui ont également balayé les Cards de LaSalle. Québec a soutiré une victoire de 9-8 dimanche soir.

Des pertes coûteuses

Avec du recul, on remarque que la perte des lanceurs Dave Gauthier et Zachary Gagnon, qui poursuivent leurs parcours sportifs et académiques aux États-Unis, a fait très mal aux Guerriers.

«La ligue va vraiment devoir se pencher sur le dossier des collèges américains. Ce n’est pas normal de participer aux séries éliminatoires sans tes meilleurs joueurs. Le client payant a le droit de voir les meilleurs éléments de chaque équipe», a plaidé Denis Lamontagne. 

«En séries, on a dû mettre de la pression sur des gars qui ont passé la saison dans le midget AAA. La ligue a besoin d’un tournant à 180 %, tout le monde le constate.»

Une saison mémorable

Parmi l’alignement granbyen, trois vétérans ont officiellement complété leur stage junior élite dimanche. Samuel Blier et Lamarche n’ont pas disputé le quatrième match, et Lamontagne n’avait pas grand-chose de bon à dire à leur sujet. En revanche, Sébastien Léger a tout donné jusqu’à la fin. 

«C’est spécial de dire que mon passage avec les Guerriers est fini. Mais en même temps, je ne regrette rien. Je suis content de tout ce que j’ai vécu avec cette équipe-là», a mentionné l’athlète de Saint-Zotique, dans la région de Valleyfield. 

«J’ai connu une excellente année et des moins bonnes. On aurait aimé aller plus loin, mais on sort d’une saison exceptionnelle.»

Au plan personnel, Léger a mené son équipe avec 40 points produits lors du calendrier régulier. 

La formation granbyenne n’a pu remporter le championnat canadien ni le titre de la saison régulière. N’empêche qu’on peut sans contredit parler de la meilleure campagne dans l’histoire de la franchise.

«C’est toujours décevant d’être éliminé, mais si on se fie à notre plan, on est où on voulait être. Cette saison nous a permis de découvrir de bons jeunes talents qui vont venir se greffer à une équipe qui, selon moi, aspirera aux grands honneurs au cours des prochaines années», a répété Denis Lamontagne.