Elliot Cardin est l’athlète à surveiller en 2019. Il connait déjà le succès en course en sentier, mais il a de grandes ambitions pour l’année qui commence.

Les grandes ambitions d’Elliot Cardin

L’année 2019 sera riche en compétitions pour le coureur en sentier Elliot Cardin. Le jeune homme de 25 ans a de grandes ambitions et sa progression fulgurante dans ce sport laisse croire que ses objectifs pourraient être atteints.

Le Bromontois cumule déjà les succès et, malgré les blessures qui l’ont freiné en 2018, il veut courir plus vite et plus loin que jamais.

« Elliot est quelqu’un de vraiment intense, confie sa copine Deborah Faucher, qui partage sa vie avec lui depuis cinq ans. Quand il commence quelque chose, il y va vraiment à fond, donc c’est sûr qu’il a évolué assez vite. Quand je l’ai connu, il s’entraînait, mais ne courrait pas. Il a connu la course par mon beau-frère qui avait fait son premier marathon. Ça avait inspiré Elliot. »

La plus grande distance qu’il a parcourue jusqu’à présent est 100 km lorsqu’il avait terminé deuxième au Québec Méga Trail. Pour 2019, l’ultra-marathonien a comme objectif de franchir la ligne d’arrivée d’un 160 km.

« Quand il a une idée en tête, il ne lâche pas le morceau », assure son frère Raphaël.

« Je pense qu’une des raisons pour lesquelles Elliot est à surveiller en 2019, c’est parce que c’est un athlète complet, commente son ami coureur Alexandre Sauvageau. Il est très fort musculairement, il est rapide, et comme on le sait tous, il est très endurant. C’est quelqu’un de très ambitieux. Il s’emballe facilement pour des projets. »

Éviter les blessures

Selon Alexandre Sauvageau, le coureur végane est à l’écoute de son corps et diminue la cadence lorsqu’il est blessé. Son ami et colocataire Paul Lavoie — lui aussi coureur — croit plutôt que le volume d’entraînement d’Elliot Cardin l’amène à se blesser.

L’athlète a commencé l’année 2018 malade, il a ensuite souffert d’une blessure à une bandelette ilio-tibiale et, en fin d’année, c’est un abducteur de la hanche qui a flanché, le forçant à s’arrêter complètement. Cette succession de blessures devrait lui apprendre à mieux doser l’entraînement, croit M. Lavoie. Par contre, « il a faim. Il a vraiment hâte de s’entraîner et, quand il a vraiment hâte, il peut en faire pas mal, des 100, 120, 140 km dans une semaine ».

Nul doute que ces blessures n’empêcheront pas l’étudiant en naturopathie d’atteindre ses objectifs et de monter encore une fois sur plusieurs podiums. Et ce, sans entraîneur.

« Il ne suit jamais quelque chose de vraiment strict, remarque son amoureuse. Il y va comment il le sent. Il a ses amis de course. Au début des saisons, ils se rencontrent et font un calendrier de compétitions. Il va choisir le volume de course qu’il va faire par semaine en fonction des compétitions. »

Passion contagieuse

« C’est une personne qui est motivée, qui a un positivisme assez incroyable, estime Alexandre Sauvageau, qui parle même de passion contagieuse. Je pense que ce sont des qualités qui sont essentielles pour bien performer à la course. Elliot, malgré son jeune âge, reflète bien l’image de l’athlète accompli en course à pied en montagne avec son côté grano et son allure hippy avec ses cheveux longs. Ajoutez à cela qu’il performe bien et qu’il est ambitieux. Je trouve qu’il offre une belle image pour la course en montagne, surtout au Québec, et que ça fait juste donner le goût à d’autres. Je pense que c’est un bon influenceur pour ce sport-là. »

Les deux compétiteurs se sont connus en avril. Tous deux courraient déjà sur les sentiers et, puisqu’ils sont du même niveau, ils ont commencé à s’entraîner ensemble. Dans leur groupe d’entraînement, on compte aussi Paul Lavoie, Alister Gardner et Hélène Michaux. Ensemble, ils se donnent des défis et se poussent mutuellement.

« Quand on s’entraîne ensemble, il y a toujours une compétition amicale qui s’installe, raconte Paul Lavoie. Quand on monte une montagne, les 200 derniers mètres sont toujours à fond pour tester qui va arriver en premier. Si on fait des squats, c’est à savoir qui va en faire le plus. C’est une compétition saine. »

Outre l’épreuve de 160 km, dont la destination n’est pas encore déterminée, l’athlète souhaite obtenir les points nécessaires pour se qualifier pour l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, en Europe.