Les Gouverneurs juvéniles de Massey-Vanier occupent le premier rang du classement général en division 1 du Réseau du sport étudiant du Québec.

Les Gouverneurs juvéniles de retour au sommet

Renouant avec leurs bonnes habitudes, les Gouverneurs juvéniles de l’école secondaire Massey-Vanier ont connu une excellente première moitié de saison. En vertu d’une fiche de 15 victoires, 2 défaites et 3 nulles, ils occupent même le premier rang du classement général en division 1 du Réseau du sport étudiant du Québec.

« Ce n’est pas très étonnant, mais je ne m’attendais pas à un aussi bon départ, a reconnu l’entraîneur-chef, Sébastien Gauthier en entrevue avec La Voix de l’Est. On a plusieurs belles surprises au sein de l’équipe. »

« On a frappé un mur dès notre deuxième match (défaite de 6-2 contre la polyvalente Marcel-Landry). Les gars ont réalisé qu’ils devaient travailler fort. La qualité de notre jeu a monté d’un cran depuis ce moment-là. »

Les Gouverneurs ont ensuite connu une impressionnante séquence de 15 matchs sans défaite (13 gains, 2 nuls).

Ils devancent actuellement le Noir et Or juvénile de l’école De Mortagne, dirigé par David Lapierre, par un seul point. Bien connu dans la région, Lapierre est également un bon ami de Gauthier. De quoi ajouter un peu de piquant à la rivalité opposant les deux meilleurs clubs de la section Centre.

La formation cowansvilloise a également atteint la finale du Tournoi provincial bantam/scolaire de Bedford à la fin novembre, alors qu’elle s’est inclinée 2-1 contre l’Express du Collège Saint-Sacrement.

« Leur hargne et leur désir de vaincre étaient plus forts, a expliqué coach Gauthier. Mais on a dû composer avec plusieurs blessés durant ce tournoi et j’en retiens plein de choses positives. »

Par ailleurs, les Gouverneurs et les Oursons de Marcel-Landry se sont neutralisés (3-3) vendredi dernier.

Après trois présences dans le carré d’as provincial en autant de saisons, les représentants de Massey-Vanier ont été freinés en quarts de finale de leur section le printemps dernier. Sébastien Gauthier espère maintenant que sa troupe retrouvera sa place parmi l’élite québécoise.

Les Gouverneurs juvéniles ont atteint la finale du Tournoi provincial bantam/scolaire de Bedford fin novembre, alors qu’ils se sont inclinés 2-1 contre l’Express du Collège Saint-Sacrement.

« L’an dernier, j’ai vécu une grosse déception. C’est certain qu’on veut retourner au championnat provincial. Il y a d’excellences équipes dans cette ligue, mais on vise les demi-finales. »

Pépinière de talents

En plus de développer une tradition gagnante au cours des dernières années, les Gouverneurs juvéniles ont formé plusieurs athlètes qui ont ensuite atteint un calibre supérieur. C’est notamment le cas des attaquants Benjamin Corbeil (Armada de Blainville-Boisbriand, LHJMQ) et Joakim Bergeron (Inouk de Granby, LHJAAAQ).

Gauthier estime qu’une demi-douzaine de joueurs de l’équipe actuelle pourrait suivre leurs traces, dont Xavier Baillargeon qui mène l’attaque cowansvilloise avec 29 points en 20 matchs.

« Baillargeon est notre fabricant de jeu. Avec des gars qui ont beaucoup de vitesse autour de lui, ça l’aide à avoir plus d’espace pour contrôler l’action », a expliqué son entraîneur.

Tout comme Baillargeon, Vincent Granger performe au-delà des attentes cette saison (28 points en 20 matchs).

Avec une fiche de 11-1-3 et une moyenne de 2,25 buts alloués par match, le gardien Joey Allen fait aussi de l’excellent boulot.

« Nos défenseurs appuient bien l’attaque, ça nous aide beaucoup également. On a des gars qui se démarquent, mais nos succès dépendent vraiment de l’effort de 17 joueurs. »

« Je suis vraiment fier de mon équipe et de sa progression », a assuré Gauthier.

Les cadets dominent

Les cadets de Massey-Vanier connaissent eux aussi une bonne campagne. Ils dominent la section Centre avec un dossier de 14 victoires, 6 défaites et 2 nulles. Dans l’ensemble du RSEQ, seuls les Corsaires de l’école Pointe-Lévy ont accumulé autant de points (49).

Noah Woodard rend de précieux services aux Gouverneurs avec un époustouflant total de 58 points en 22 parties. Julien Roy a pour sa part récolté 38 points.

Rappelons que la formation benjamine du programme a été dissoute pour permettre l’intégration des équipes provenant de la structure d’excellence des Vics.

ÉQUIPES D'EXCELLENCE: UNE INTÉGRATION HARMONIEUSE

Un changement important s’est concrétisé cet automne dans le petit monde du hockey local, alors que les équipes pee-wee AAA relève et bantam AAA relève des Vics ont intégré le programme de hockey de l’école secondaire Massey-Vanier. Une formation pee-wee AAA, qui porte elle aussi le nom «Gouverneurs», a également été créée.

Principal dirigeant du programme, Patrick Bergeron assure que la transition s’est effectuée dans l’harmonie.

«Il n’y a eu aucune embûche. Ce n’est pas nous qui avons inventé le concept. Le hockey scolaire et le hockey civil se marient très bien dans différentes structures au Québec. On peut penser à l’école du Triolet, au Collège Charles-Lemoyne ou aux Estacades à Trois-Rivières », a-t-il souligné.

«Il suffit de mettre les joueurs dans les bonnes catégories pour que tout fonctionne.»

Formés en grande partie d’anciens de l’équipe benjamine de Massey-Vanier (maintenant dissoute), les Gouverneurs bantam AAA relève étaient classés cinquièmes dans la Ligue de hockey d’excellence du Québec (LHEQ) au moment d’écrire ces lignes. Après 15 matchs, les attaquants Antoine Fontaine et Louis-Carl Tremblay ont respectivement amassé 19 et 17 points.

La situation est toutefois moins réjouissante pour les Gouveneurs pee-wee AAA (25es et derniers dans la LHEQ) et leurs homologues du pee-wee AAA relève (23es).

«Si on parle du pee-wee AAA relève, on a une belle progression depuis le début de la saison. Par contre, il faut garder en tête la grosseur de notre bassin de joueurs. On a seulement une équipe atome BB et une atome AA pour faire du AAA relève, tandis que d’autres régions ont accès à trois ou quatre clubs atome AA», a plaidé Bergeron.

«Il y a aussi des batchs des joueurs qui sont plus compétitives que d’autres. Personne n’est à l’abri de ça.»

Patrick Bergeron estime néanmoins que le nouveau modèle en vigueur à Massey-Vanier portera ses fruits à moyen et long terme. «On efface pratiquement le disque dur de certains joueurs pour leur enseigner de nouvelles choses, de nouveaux concepts» , a-t-il noté.