Les Américains n'ont jamais abandonné, jeudi soir, et ils ont été récompensés en mettant la main sur leur première médaille d'or depuis 2013 au Championnat mondial junior.

Les États-Unis décrochent l'or au CMJ

Les Américains n'ont jamais abandonné, jeudi soir, et ils ont été récompensés en mettant la main sur leur première médaille d'or depuis 2013 au Championnat mondial junior.
La défaite était difficile à accepter dans le camp canadien.
La troupe de Bob Motzko a comblé deux déficits de deux buts, dont un en troisième période, pour infliger au Canada une défaite de 5-4 en tirs de barrage devant ses partisans, au Centre Bell.
Troy Terry, encore lui, a été le seul à déjouer Carter Hart en tirs de barrage tandis que les cinq Canadiens à s'exécuter ont été frustrés. Terry avait marqué trois buts en fusillade, mercredi, pour permettre aux siens de battre la Russie.
Charlie McAvoy, Kieffer Bellows, en deux occasions, et Colin White ont donné la réplique pour les coriaces Américains, qui avaient remporté la médaille de bronze l'an dernier.
Les Québécois Thomas Chabot, Jérémy Lauzon, Nicolas Roy et Mathieu Joseph ont inscrit les buts du Canada, qui a tout de même mis la main sur la médaille d'argent après avoir conclu en sixième position l'année dernière.
Les deux gardiens de but ont connu de bonnes soirées de travail et n'ont pas pu faire grand-chose sur les buts qu'ils ont accordés. Carter Hart a réalisé 31 arrêts devant la cage canadienne tandis que Tyler Parsons a repoussé 44 tirs de l'autre côté.
Montagnes russes
On n'aurait pu avoir droit à un duel plus serré entre deux équipes qui se ressemblent énormément. Chaque centimètre était difficile à acquérir sur la patinoire et les émotions étaient au rendez-vous, autant les bonnes que les mauvaises.
Le Canada a rapidement pris deux buts d'avance en première période lorsque Chabot - qui d'autre? - et Lauzon ont touché la cible en un peu plus de quatre minutes d'intervalle pour soulever la foule du Centre Bell.
Après avoir survécu au reste de la période, les États-Unis ont servi la même médecine aux Canadiens au retour du vestiaire.
McAvoy a profité d'une confusion en défensive pour battre Hart du côté de la mitaine à 3:04. Bellows a nivelé les chances en faisant dévier le tir de la pointe d'Adam Fox lors d'une pénalité au Canada pour avoir eu trop d'hommes sur la patinoire.
Le Canada a bousillé deux chances avec l'avantage d'un homme avant la fin de l'engagement puisqu'il cherchait à réussir le jeu parfait sans tirer au but. Roy a pris des notes, et il a frappé en début de troisième.
Le Québécois a longtemps patienté au cercle droit et a décoché un tir des ligues majeures dans la lucarne pour redonner l'avance aux siens à 1:52 du dernier tiers.
La démonstration fleurdelisée n'était pas encore terminée.
Joseph s'est échappé deux minutes plus tard et a battu Parsons du côté du bouclier pour mettre le Canada en contrôle de la rencontre. Du moins, c'est ce qu'on pensait.
Bellows, avec son deuxième de la rencontre, et White ont fait bouger les cordages en moins de trois minutes pour jeter une douche d'eau froide dans le Centre Bell, qui se préparait lentement mais sûrement pour la grande fête.
La formation unifoliée a tout fait pour l'emporter en prolongation en dirigeant pas moins de 17 tirs au but, mais Parsons a tenu le fort. Hart a quant à lui fait face à sept tirs.
Denis Guryanov a tranché le débat en glissant la rondelle entre les jambières de Felix Sandstrom sur une échappée à 33 secondes du début de la prolongation.
Les Russes remportent le bronze
La Russie peut dire merci à Ilya Samsonov. Grâce à leur gardien, les Russes sont montés sur le podium pour la septième fois de suite au Championnat mondial junior, jeudi, en battant la Suède 2-1 en prolongation lors du match pour l'obtention de la médaille de bronze.
« Il a joué le match le plus incroyable, a déclaré l'espoir du Canadien de Montréal, Mikhail Sergachev. Je l'ai vu connaître de tels matchs avant, mais aujourd'hui, il s'est surpassé et il a réussi les arrêts les plus fous. C'était assez exceptionnel. »
Denis Guryanov a tranché le débat en glissant la rondelle entre les jambières de Felix Sandstrom sur une échappée à 33 secondes du début de la prolongation.
Kirill Kaprizov avait touché la cible en temps réglementaire pour la Russie. Avec son neuvième filet du tournoi, l'espoir du Wild du Minnesota est devenu le meilleur buteur russe dans l'histoire du Championnat.
Jonathan Dahlen a été le seul à tromper la vigilance de Samsonov, qui a de nouveau été fidèle à la réputation qu'il s'est bâtie durant le tournoi. Il a été tout simplement sublime en repoussant 38 rondelles, malgré qu'il a semblé être ennuyé par une blessure subie à la suite d'un déplacement brusque en deuxième période.
« Il est sorti fort pour eux, a commenté le capitaine suédois, Joel Eriksson Ek. Nous aurions peut-être dû créer un peu plus de circulation devant lui pour faire dévier les rondelles et prendre les retours, mais nous n'avons pas été capables de le faire ce soir. »
De l'autre côté, Sandstrom a été passablement moins occupé et a réalisé 24 arrêts. La Suède, qui n'avait pas subi la défaite au cours de la ronde préliminaire, a été exclue du podium pour une troisième année consécutive.
Pas le duel espéré
Si l'enjeu était tout de même une médaille de bronze, les deux équipes semblaient ne pas trop lui accorder d'importance. L'intensité et la détermination n'étaient en aucun point comparables à ce que les deux formations avaient offert la veille, en demi-finale.
« C'était difficile parce que nous étions physiquement et émotionnellement épuisés, a concédé Kaprizov. Mais nous avons bien bataillé jusqu'à la fin. Une médaille de bronze, c'est une médaille tout de même. »