Andrew Ranger a rencontré plus d’un problème avec sa voiture cette saison.

Les deux saisons en une d'Andrew Ranger

Andrew Ranger ne réfléchit pas longtemps quand on lui demande de résumer sa saison en série canadienne de NASCAR. « C’est pas compliqué, ça a été deux saisons en une », lance-t-il.

Le pilote granbyen a raison. Après quatre courses, il était en tête du championnat, lui qui avait triomphé à l’Autodrome Chaudière et dans les rues de Toronto. Puis, le ciel lui est carrément tombé sur la tête : des problèmes récurrents de servodirection, un accrochage au Grand Prix de Trois-Rivières, de mauvais pneus à Saint-Eustache et un bris de suspension à Loudon auront mis la hache dans une saison qui était tellement bien partie. Bref, il a vécu le meilleur… et le pire.

« C’est frustrant, mais tout de même moins frustrant que ça l’a été la saison dernière alors que j’étais rarement dans le coup parce que la voiture manquait terriblement de puissance, explique-t-il. Là, on parle d’une série de malchances. Et on ne peut rien faire contre les bad lucks. »

Avec une dernière épreuve à faire, Ranger est huitième au classement. L’étape ultime de la série Pinty’s, celle qui déterminera qui de Louis-Philippe Dumoulin ou d’Alex Tagliani sera couronné, est disputée samedi soir sur l’ovale du Jukasa Motor Speedway, situé en banlieue d’Hamilton.

« Je ne le disais pas, mais j’étais convaincu que j’avais une très bonne chance de remporter mon troisième championnat en série canadienne de NASCAR à la suite de mes victoires à Vallée-Jonction et à Toronto. Ça regardait tellement bien. Puis, tout s’est mis à mal aller. C’est assez spécial comme situation. »

Pourparlers entamés avec Mopar

Au moins, les patrons de Ranger n’ont jamais eu envie de le blâmer pour quoi que ce soit. Même que les pourparlers sont déjà entamés en vue de la prochaine saison, qui sera la sixième de Ranger sous les couleurs de Mopar, son principal commanditaire et l’entreprise qui met du beurre sur ses toasts.

« Ils comprennent ce qui se passe. J’apprécie parce que ce n’est pas facile pour tout le monde de comprendre. Et je sais qu’ils ont des plans précis pour continuer à améliorer la voiture, que ce soit pour la rendre plus fiable ou plus performante. C’est rassurant. »

À Jukasa, Ranger va tenter de mêler les cartes dans la très chaude lutte que se livre Dumoulin et Tagliani.

« Moi, j’y vais pour le show, je n’ai rien à perdre. J’avais obtenu la pole là-bas en début de saison et j’avais fini cinquième malgré une crevaison. C’est certain que ce serait l’fun de finir l’année avec une belle victoire… »

Et quand on lui demande qui, selon lui, remportera le championnat, il sourit.

« Louis-Philippe a été régulier comme une horloge tout au long de la saison, mais Alex est tellement combatif. Et il travaille très fort à l’année longue, Alex. J’ai hâte de voir… »

Non, Ranger n’a jamais dit qui il favorisait. Mais on sent un léger parti-pris…