Max Parrot a été impressionnant lors des qualifications du big air. Ça augure bien.

Les défis de Max Parrot

Avez-vous été impressionnés par la performance de Maxence Parrot en qualifications du big air l’autre soir ? Moi, si !

Parrot a été parfait, ou presque. Mais surtout, il avait l’air très confiant. On le sentait en plein contrôle de la situation même si, il faut l’avouer, la pression est forte sur ses épaules. Car on ne se racontera pas d’histoires, tout le monde s’attend à ce qu’il ramène l’or en big air.

Quand je regarde ça, je trouve qu’il y a des défis intéressants qui s’offrent devant Max présentement.

D’abord, Max a livré sa toute première performance au tout début des Jeux et voilà que sa deuxième finale est prévue à la fin de l’événement. Tout ce temps entre les deux épreuves, croyez-moi, ce n’est vraiment pas évident pour un athlète.

Je ne sais comment Max a géré la situation. Mais je sais que certains athlètes, dans le même contexte, choisissent carrément de quitter le village olympique et parfois même de rentrer à la maison avant de revenir plus tard sur le site des Jeux. Ça peut paraître particulier, mais certains le font.

Parce que ce n’est pas facile de rester concentré, de garder le focus comme on dit, pendant une si longue période. Car rester dans sa bulle, c’est la clé. Et comment voulez-vous rester dans votre bulle pendant si longtemps en plein party olympique ?

Je ne sais pas ce que Max a fait, comme je vous dis, mais moi, je serais probablement rentrée chez moi ou, du moins, j’aurais quitté le village. Question de garder ma routine et de ne pas être dérangée dans ma préparation.

Quand j’ai vu le calendrier qui attendait notre Parrot à PyeongChang, je me suis dit : « Oh là là, ce ne sera pas évident ! »

Mais ça va bien jusqu’ici et c’est tant mieux.

L’autre grand défi qui s’offre à lui, c’est évidemment celui de la pression. Quand tu es le grand favori comme il l’est en big air aux Jeux, ça peut être difficile à gérer. Ça prend une bonne tête, ça prend un bon contrôle de ses émotions. Le sport, c’est physique, mais c’est tellement mental aussi.

En tout cas, je sais ce que la majorité des gens de la région, en particulier ceux de Bromont, vont faire vendredi soir ! Tous devant la télé !

Je vais me permettre une confidence ce matin : je ne suis pas au départ une grande fan de patinage artistique. Mais Dieu que je trouve que ces athlètes-là sont gracieux. Ils ont cette grâce que j’aimerais tant avoir quand je danse !

Le couple Virtue-Moir était tellement beau à regarder. Quelle performance, quel talent… quelle grâce !

Oui, je suis pleine d’envie ici ! Et j’assume totalement !

Du bob chez nous
Quand je regarde les succès canadiens en bobsleigh, je pense immédiatement à Yannik Morin et à son centre d’entraînement de bob ici, dans notre coin, à Waterloo. Et je me dis qu’ils seront peut-être de plus en plus nombreux à vouloir essayer son sport. Tiens-toi prêt, Yannik !

— Propos recueillis par Michel Tassé