Au-delà du sport, c'est une expérience de vie tout à fait exceptionnelle qui est proposée aux joueurs cubains. Ici, le voltigeur Victor Labrada.

Les Cubains sous haute surveillance

Partout où ils sont, y compris dans l'abri, les joueurs cubains sont sous haute surveillance. Car la crainte d'une défection est toujours là.
À Granby, vendredi, des agents de sécurité ont accompagné l'équipe dans tous ses déplacements. Au restaurant, au Zoo, à l'hôtel de ville et, bien sûr, au stade Napoléon-Fontaine. Ils font partie de la « famille ».
L'été dernier, l'équipe nationale senior de Cuba a affronté chacune des équipes de la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Et un des joueurs de la formation a profité d'une visite à Sussex au New Jersey pour prendre la poudre d'escampette.
« À leur arrivée au Québec, vendredi dernier, on sentait une certaine méfiance chez les responsables de l'équipe, avoue Antoine Desrosiers, relationniste à la Ligue de baseball junior élite du Québec et secrétaire de route de la tournée cubaine. Mais cette méfiance s'est rapidement estompée et elle a fait place à une belle relation de confiance. Honnêtement, c'est agréable de faire affaire avec les Cubains. »
Qu'importe, les joueurs ne sont jamais laissés à eux-mêmes. Il faut dire, en plus, que la très grande majorité des jeunes Cubains sortent de leur île pour la première fois de leur vie.
« Et de retour au pays, plusieurs n'ont ressortiront probablement jamais non plus », reprend Antoine Desrosiers.
Au Québec, les Cubains découvrent la vie nord-américaine. La visite dans un Wal-Mart de Montréal, jeudi soir, a représenté tout un événement, paraît-il.
« C'est toute une expérience que vivent les Cubains, dit encore Antoine Desrosiers. Au-delà du sport, c'est une expérience de vie tout à fait exceptionnelle qui leur est proposée. Ils vont s'en souvenir longtemps. »