Bertrand Godin chez lui, se préparant pour une autre course simulée.
Bertrand Godin chez lui, se préparant pour une autre course simulée.

Les courses simulées aussi au secours de Bertrand Godin

Bertrand Godin aurait pu participer à quelques épreuves de Formule 1600 cette saison. Il avait aussi un autre projet. Mais à cause de vous savez quoi, tout est tombé à l’eau.

Mais voilà, la technologie est là pour venir au secours des pilotes en manque comme l’ex-résident de Waterloo et de Granby. Oui, les courses simulées ont la côte par les temps qui courent.

«J’ai mon simulateur à la maison et franchement, j’ai un plaisir fou, lance Godin, un régulier des courses virtuelles proposées par l’Autodrome Granby. C’est une autre façon de pratiquer mon sport, mais ça reste de la vraie course. Sortir de sa zone de confort, c’est agréable aussi.»

Godin, qui a aussi couru en Formule Ford, en Indy Lights, en Formule Atlantique et en Formule 3000, aime côtoyer en piste les pros de la terre battue.

«Ces gars-là sont des stars d’une discipline encore trop méconnue. Sérieusement, c’est un honneur de courir avec eux.»

À compter de dimanche, Godin participera également à la Canadian Sim Series, une nouvelle série de courses simulées qui mettra aussi en vedette les Alex Tagliani, Alex Labbé et Kevin Lacroix. On pourra assister aux épreuves via la page Facebook de Stock Car Montréal.

«La course automobile est probablement le sport qui se prête le mieux à l’action virtuelle. Parce que ce n’est absolument pas le hasard qui permet au pilote de performer, mais bien ses habilités. Et sur un logiciel comme iRacing, c’est tellement réaliste.»

Le Maskoutain est un adepte des courses simulées depuis plus de 20 ans. «J’ai toujours aimé ça, mais dans le contexte actuel, avec de véritables championnats, c’est encore plus intéressant et agréable. Et d’un point plus global, c’est bon pour notre sport, ça le garde vivant en ces temps difficiles.»

Godin est toujours appuyé par le Groupe À l’infini, qui lui a permis de faire un retour à temps plein la saison dernière en Formule 1600. Et en collaboration avec son partenaire corporatif, il fait un don à chacune des épreuves virtuelles auxquelles il participe à la Fondation GuardRX, qui a pour mission d’optimiser l’accès à des vaccins et à des médicaments à faible coût. Situé à Trois-Rivières, GuardRX concentre évidemment ses efforts sur le développement d’un vaccin contre la COVID-19 présentement.

«Tous les êtres humains sur la planète sont touchés par ce qui se passe. À ma façon, j’essaie de faire ma petite part…»

Pour le reste, Bertrand Godin fait comme tout le monde et il suit les consignes de la santé publique.

«Je reste tranquille à la maison avec ma conjointe et notre fils. Mon travail en tant qu’instructeur en conduite d’urgence à l’École nationale de police du Québec à Nicolet est sur pause. La vraie vie va reprendre à un moment donné, mais en attendant, il faut faire confiance aux autorités.»