Demain des hommes, une télésérie que j'ai littéralement dévorée cet automne.

Les coups de cœur du Kid 2018 (dernière partie)

Si la semaine dernière je vous présentais, en première partie de mes coups de cœur 2018, l’hommage rendu à mon bon ami Michel Cormier, je poursuis cette semaine avec un autre événement qui m’a marqué.

La série Demain des hommes

Durant toutes les saisons où j’ai eu la chance de travailler dans le monde du hockey professionnel et/ou international, j’ai toujours insisté auprès de mes formations pour conserver un lien avec une équipe de la LHJMQ qui, elle, désirait bénéficier de mes connaissances et de ma liste de contacts. Tout d’abord, pour les néophytes, sachez que la plupart des hommes de hockey divisent le circuit Courteau en trois catégories: les petits, moyens et les grands marchés. On les catégorise ainsi en raison de la somme octroyée à leur budget annuel. Par exemple, Québec, Halifax et St-John N.-B. figurent parmi les grands marchés. Charlottetown et Sherbrooke pourraient être considérés comme des marchés « moyens », tandis que Victoriaville et Baie-Comeau sont reconnus pour en être des petits. En ce qui me concerne, si j’ai côtoyé des gens fantastiques dans les Maritimes comme à Montréal (devenu par la suite Charlottetown) et Lewiston, je n’oublierai jamais les années passées tant avec le Collège Français de Verdun, les Tigres qu’avec le Drakkar, trois équipes avec un budget limité.

Quand j’ai visionné cet automne la série Demain des hommes sur les ondes de Radio-Canada, je me suis rappelé d’un tas de souvenirs, car rien n’égale la satisfaction de gagner dans un petit marché.

Comme son titre en fait la mention, Demain des hommes relate le parcours de jeunes hockeyeurs faisant partie des Draveurs de Montferrand (Tiens, tiens, le nom de cette ville proviendrait-il du titre d’une chanson de Gilles Vigneault, le père de l’auteur Guillaume Vigneault?). La formation dispute ses matchs au sein de la Ligue Junior Élite du Québec.

On comprendra ici que la vraie ligue junior, la Ligue de Hockey Junior Majeure du Québec, a renoncé à prêter son nom à la télésérie. Sans doute a-t-elle eu peur de voir son image quelque peu ternie... Pourtant, le scénario était tellement bien ficelé qu’elle aurait même pu en tirer un certain profit.

Quoi qu’il en soit, cette série de dix épisodes d’une heure collait véritablement à la réalité présente dans une ville de petit marché. Par exemple, on a vu ce riche homme d’affaires qui se prend soudainement pour un homme de hockey en devenant le président du club (pas nécessairement un de mes plus beaux souvenirs de la « Q », le surnom donné au circuit Courteau !). Ou dans cet autre épisode, alors qu’on voit un mauvais échange être complété ayant pour but de mettre la main sur le fils de l’un des actionnaires/propriétaires (un « local » comme on disait dans le jargon !), même si celui-ci était loin d’être de calibre. On se fout de l’impact à l’intérieur du vestiaire, l’important est d’obtenir le jeune! Un refrain bien connu que je me souviens avoir observé à au moins trois occasions entre 1985 et 2008 dans notre petit monde du junior au Québec…

Mais comme la fiction n’est jamais bien loin de la réalité, la série sera marquée par la présence d’un coach de la vieille école, Robert Dion, (interprété par Normand D’Amour) à qui on a accolé un jeune assistant fin psychologue, Stéphane Meunier (sublime Émile Proulx-Cloutier). La game qui se joue entre les deux demeurera, à mon avis, une pièce d’anthologie. Dans la section « souvenirs », mes salutations, entre autres, à Joe Hardy et son adjoint Denis Francoeur avec les Cataractes de Shawinigan ou à Jacques Grégoire et Judes Vallée avec les Castors de Sherbrooke, deuxième cuvée !

Par contre, d’autres personnages ont eux aussi su nous faire apprécier la série. On n’a qu’à penser à la petite Chloé Bouchard (Marianne Fortier), préposée à la cantine, qui connaît mieux le côté stratégique du jeu que bien des hommes de hockey, ou le joueur Benji McSween (Alexandre Bourgeois) qui rappellera à plusieurs un certain ailier du nom de Todd Gillingham

Bref, si vous avez manqué la série, allez vite la chercher sur votre décodeur.

Vous passerez de belles soirées.

On me dit qu’on se prépare à écrire le scénario de la deuxième saison.

Si jamais Guillaume Vigneault manquait d’inspiration, il n’a qu’à me téléphoner. Je pourrais lui suggérer quelques histoires assez croustillantes…

ON EN JASE AUTOUR D'UN BON CIGARE

Il semble que mon ami l’ex-journaliste sportif Marc Durand ait trouvé l’amour dans la région ! Les initiés se souviendront que le plus célèbre Huron après Max Gros-Louis avait délaissé la SRC (Société Radio-Canada) afin de se consacrer davantage à sa compagnie de production. Se déplaçant souvent aux quatre coins du pays, il en aurait entre autres profité pour renouer avec la ravissante Marie-Hélène Thibault qui, dans un passé pas si lointain, occupait un poste de relationniste avec Alpine Skiing Canada, à Calgary.

Le monde du sport étant un milieu où souvent les mêmes gens se côtoient, j’ai connu Marc au début des années 90 alors que je faisais mes débuts comme dépisteur tout en poursuivant des études en sciences politiques à l’Université Laval. Nous nous croisions fréquemment aux matchs des défunts
Harfangs de Beauport et des Nordiques de Québec. 

Quelques années plus tard, je rencontrais Marie-Hélène pendant que je donnais un coup de main à Michel Boucher, un de mes mentors, qui lui était responsable du recrutement avec Hockey-Canada, aussi basé à Calgary. 

Dans le temps, j’étais bien loin de me douter que près de 20 ans plus tard, Marie-Hélène habiterait exactement à quatre maisons de chez moi et que nos enfants évolueraient ensemble au sein de la même équipe de soccer !

Un petit monde, vous dites ?