Les Castors d'Acton Vale ont remporté le championnat de la Ligue de baseball majeur du Québec pour la première fois en six ans, dimanche.

Les Castors couronnés

Les Castors ont offert le plus beau des cadeaux à leurs fidèles partisans dimanche après-midi, alors qu'ils ont remporté le championnat de la Ligue de baseball majeur du Québec pour la première fois en six ans. Les Valois ont malmené le Big Bill de Coaticook 9-2 lors du septième et ultime match de la finale.
« Acton est, de loin, la plus belle ville de baseball au Québec. Merci à vous ! », a lancé le lanceur-gérant Steve Green au terme de la partie, devant 1003 spectateurs en pleine extase au stade Léo-Asselin. 
À l'oeuvre durant toute la rencontre, Green n'a accordé que trois coups sûrs pour signer la victoire. Dire que le droitier de 39 ans, ennuyé par « un mal de bras incroyable », est passé bien près de déclarer forfait pour ce duel...
« On dirait que quand j'ai mis le pied sur le monticule, l'adrénaline est rentrée un peu. Je lançais vraiment pas fort. Mais en utilisant des balles à effet, en allant à l'intérieur et à l'extérieur, j'ai réussi à m'en sortir pareil », a-t-il raconté, bien humblement, en entrevue avec La Voix de l'Est et La Tribune
Bien humblement, puisque Green a tout de même devancé ses coéquipiers Maxime Morin, Leonardo­ Ochoa et Reinaldo Ramirez pour mériter le titre de joueur par excellence­ des séries éliminatoires. 
« Ça revient vraiment aux 19 gars du club. Du premier au dernier. Du gars qui a frappé (pour une moyenne de) 0,800 jusqu'à celui qui a pas joué une manche. Ce qui est extraordinaire, c'est que nos suppléants font tout ce qu'on leur demande. (...) Ça boude jamais. C'est des vrais de vrais. »
Tout comme Green, Frédéric Gaudreau­ et le joueur-directeur général Jean-François Dorais, Martin­ Bérubé était de l'édition des Castors qui a remporté le championnat en 2011, également contre Coaticook. Et il rêvait d'une autre conquête à Acton Vale. 
« Quand on a perdu le cinquième match en prolongation, c'est sûr qu'on voulait tous revenir ici. Nos partisans nous ont motivés tout au long de la série », a indiqué le frappeur­ de choix. 
Notons que les Castors ont mis fin à l'incroyable séquence des Blue Sox de Thetford Mines, qui avaient été sacrés champions cinq fois de suite. 
Acquis des Expos de Sherbrooke à la mi-juillet, Emmanuel Forcier fait quant à lui partie des nouveaux visages chez les Castors. Dimanche, alors que la tension était à son comble, le voltigeur de centre a répondu présent, avec quatre points produits et du jeu solide en défensive. « Au début de la série, ça allait plus ou moins. J'étais meilleur défensivement qu'à l'attaque. Les gars m'ont supporté et permis d'avoir plus confiance en moi », a mentionné l'athlète de 25 ans.
Cafouillages
En ce dimanche après-midi ensoleillé, l'ambiance était véritablement à la fête au stade Léo-Asselin. Dix minutes avant le début de la rencontre, toutes les places assises avaient déjà trouvé preneurs. Les estrades temporaires aménagées de chaque côté du terrain ne suffisant pas à la demande, plusieurs spectateurs ont même dû s'installer­ dans les marches des gradins. 
Les Castors leur ont fait plaisir en profitant de deux erreurs pour ouvrir la marque en fin de troisième manche. Le voltigeur Maxime Lavoie a d'abord échappé une chandelle frappée par Morin, ce qui a permis à Forcier de croiser le marbre. Deux autres coureurs sont ensuite venus marquer en raison d'un mauvais relais au premier but.
« Ils (Coaticook) ont été impeccables défensivement durant toute la série, a souligné Steve Green (...) Malheureusement pour eux, ces erreurs-là ont quand même coûté trois points. »
Le gérant du Big Bill, Jonathan Breton, a décidé de retirer le lanceur partant Danny Prata après seulement trois manches. Une décision qu'il regrette sans doute, puisque la relève de Coaticook n'a jamais été en mesure de freiner l'attaque­ locale.
Pluie de circuits
Les Valois ont doublé leur avance aux dépens de Jonathan Raftus en fin de quatrième manche. Forcier a d'abord frappé un circuit de deux points, puis Gabriel Thibodeau a fait 6-0 avec une longue balle en solo. 
Le Big Bill a finalement brisé la glace lors de la demi-manche suivante, grâce à une claque de deux points de Jean-François Delisle. 
Loin d'être rassasiés, les Castors ont creusé l'écart en fin de partie. Forcier a accueilli le releveur Frédérick­ Fauteux avec un autre circuit bon pour deux points. Ramirez­ a complété le pointage avec un ballon-sacrifice. 
« On savait qu'on avait l'attaque pour rivaliser avec Coaticook. Que c'était notre plus grande force », a reconnu Martin Bérubé. 
Les célébrations ont pu débuter avant le début de la septième manche. La foule a alors entonné en choeur la chanson Sweet Caroline de Neil Diamond, devenue culte dans le monde du baseball.
Les spectateurs se sont plus tard levés pour voir Jonathan Lussier enregistrer le dernier retrait au premier but.