Jean-Philippe Thibault s’impose devant le filet des Bulls.

Les Bulls ont encore du travail, selon Thibault

On ne s’en cachera pas : à la suite du départ d’Olivier Davignon pour les Maroons en cours de saison, certains partisans des Bulls étaient inquiets par la situation de l’équipe devant le filet. Mais voilà que Jean-Philippe Thibault est revenu dans le décor et qu’il donne du gros hockey à son entraîneur Martin Coupal.

Thibault a inspiré les Bulls lors de leur série face au Cuisines Action de Farnham au premier tour des éliminatoires et il a ensuite eu le meilleur sur Francis Goudreau lors du duel face au Trackvale d’Acton Vale. « Il a été extraordinaire », a dit Coupal à la suite du blanchissage que venait de réussir le Cowansvillois à l’occasion du match ultime de la demi-finale face au champion en titre de la Ligue de hockey senior du Richelieu.

« C’est l’fun d’entendre des choses comme celles-là et c’est l’fun d’avoir le sentiment de contribuer aux succès de l’équipe, explique Thibault, 26 ans. On a vécu de belles émotions à la suite de notre victoire face au Trackvale, mais il faut continuer de regarder en avant, car le travail n’est pas fini. »

La finale au meilleur de cinq matchs de la LHSR débute vendredi soir, à Saint-Gabriel-de-Brandon. Le deuxième match aura lieu à l’aréna de Bedford dimanche à 16 h.

« Je ne connais pas beaucoup les Loups, mais c’est la deuxième année de suite qu’ils font la finale et ils sont revenus de l’arrière face aux Mustangs de Saint-Hubert en demi-finale pour l’emporter, note Thibault. Alors, je pense qu’il faut les respecter. Nous avons confiance en nous, nous avons le momentum, mais on sait qu’il faudra travailler fort encore une fois. »

Thibault était le second d’Olivier Davignon, au printemps de 2015, lorsque les Bulls ont remporté le championnat des séries de la LHSR.

« Gagner, y’a rien qui bat ça. Je veux revivre ça. J’ai tellement hâte au début de la série ! »

Une découverte

Pour ceux qui ne suivent pas régulièrement les activités de la LHSR, Jean-Philippe Thibault s’avère une belle découverte. Il faut pourtant savoir qu’il fait partie de l’organisation des Bulls depuis 2012. Mais pour diverses raisons, dont les blessures et les études, l’assiduité n’a pas toujours été au rendez-vous.

« Je jouais dans une ligue de garage, cette saison, quand j’ai appris qu’Olivier avait quitté les Bulls pour se joindre aux Maroons, raconte-t-il. J’étais content de revenir et j’ai eu la piqûre à nouveau. J’étais en forme, j’étais prêt et j’essaie simplement d’en donner le plus possible à mon équipe depuis. »

Mais bien qu’il s’élève au-dessus de la mêlée, l’ancien du junior A de Cowansville refuse de prendre trop de crédit.

« Les gars en avant de moi travaillent très bien. Je suis content de mes performances, je ne peux pas dire le contraire, mais reste que le hockey demeure un sport d’équipe et que tu ne peux rien faire tout seul. Justement, c’est cette force qui nous unit présentement qui fait la différence. Contre Acton Vale, on y a toujours cru, même quand nous tirions de l’arrière 2-0. Quand tu y crois, tout est possible. »