Le Métal Pless vient d'enfiler un autre but. Le temps de le dire, les visiteurs menaient déjà 4-0.

Les Bisons ont besoin d'un miracle

Croyez-vous aux miracles? Car d’un miracle, c’est exactement de ça dont les Bisons ont besoin.

Le Métal de Pless de Plessisville a poursuivi sa domination dimanche soir au Centre sportif Léonard-Grondin lorsqu’il a vaincu les Granbyens, cette fois par la marque de 4-2. Les représentants des Bois-Francs mènent maintenant cette série au meilleur de sept matchs par trois victoires à zéro.

Non seulement les Bisons sont-ils au bord du précipice, mais les deux prochains matchs de la série (le cinquième étant bien sûr si nécessaire) seront présentés à Plessisville. Bref, ça regarde plus que mal.

En fait, on va se dire les vraies affaires : on a fort probablement assisté au dernier match des Bisons à domicile cette saison.

Anthony Gingras, Alexandre Comtois, Jason Pitt, avec son cinquième de la série, et Carl Lefebvre, tous en première période, ont marqué les buts du Métal Pless.

Les Bisons ont redonné espoir à leurs partisans en inscrivant deux buts, ceux de Tommy Lapierre et de Maxime Guyon, à la 15e puis à la 16e minute de jeu de la troisième période, mais c'était déjà trop peu, trop tard.  

David Lapierre, de retour du Saguenay, avait décidé d’y aller avec Vincent Gervais devant le filet. Chancelant au possible, Gervais a été remplacé, bien sûr par Paul Bourbeau Jr (qui a ensuite été parfait), après le quatrième but. Les gardiens des Bisons ont reçu 38 lancers.

À l’autre bout, Nicolas Lachance a fait face à 36 tirs.

On a droit à quelques combats après que le Métal Pless eut mis le match hors de portée des Bisons. Jonathan Fortier, Jason Larochelle, Jason Crack et Jonathan Bouchard, les trois derniers frustrés par cette autre mauvaise soirée et probablement désireux de démontrer que leur équipe est encore vivante, ont ainsi tous jeté les gants.

Comment résumer la série jusqu’ici autrement qu’en disant que le Métal Pless semble trop fort pour les Bisons? Certes, les Bisons ont mal géré leurs émotions et ont été indisciplinés (quoi que beaucoup moins dimanche), mais le Métal Pless semble vraiment avoir une coche, sinon une couple, sur vos favoris.

Une autre chose: dans l'ensemble, les meilleurs joueurs des Bisons ne sont absolument pas à la hauteur.

Les Bisons étaient privés des services de plusieurs éléments de qualité dimanche: Yan Dumontier et David Marcotte, qui ont été blessés en fin de semaine, Francis Brunelle, suspendu un match à la suite de la pénalité pour coup de bâton dont il a écopée samedi, et bien sûr Charles Power et Patrice Demuy.

Une foule de 607 spectateurs a assisté au match. Pas vilain compte tenu qu'on était dimanche soir, que la rencontre commençait tard et que les Bisons tiraient de l'arrière 2-0 dans la série. 

Lapierre cherchait le positif

David Lapierre cherchait le positif à la suite du match. Et il a réussi à en trouver.

«J'ai aimé la réaction des Larochelle, Crack et Bouchard, qui ont démontré de la fierté, même après que le match était perdu, a-t-il dit. La fierté, la fierté du logo, c'est ce qui devra maintenant nous transporter jusqu'à fin de la série.»

Plus loin, le capitaine Jonathan Delorme avouait «que le Métal Pless, c'est vrai, n'a pas une mauvaise équipe».

«Ils profitent de toutes les chances qu'on leur offre, a-t-il mentionné. Mais la fin du match m'a donné espoir. On a mis nos énergies à la bonne place au lieu de chialer après les arbitres. Nous ne sommes pas morts.»

Dimanche, Samuel Fortier, qui remplaçait à nouveau Simon Turcot derrière le banc du Métal Pless, n'a pas fait poireauter l'auteur de ces lignes. Il a plutôt envoyé un de ses joueurs lui dire qu'il ne voulait carrément pas lui parler.

Un vrai pro...