Christian Roy affirme qu’il prépare la prochaine saison «comme si tout était normal», comme si l’action allait reprendre comme prévu en septembre. «Honnêtement, on n’a pas le choix de travailler de cette façon. Faire autrement serait irresponsable», dit-il.
Christian Roy affirme qu’il prépare la prochaine saison «comme si tout était normal», comme si l’action allait reprendre comme prévu en septembre. «Honnêtement, on n’a pas le choix de travailler de cette façon. Faire autrement serait irresponsable», dit-il.

Les Bisons freinés dans leur élan

La première saison des Bisons s’est terminée beaucoup trop tôt au goût de Christian Roy, le grand patron de l’équipe. Mais voilà, l’entre-saison du club de hockey senior de Granby annonçait de très belles choses.

«Après que nous ayons été éliminés (par Plessisville en ronde quart de finale), j’ai embauché une firme qui fait dans la recherche de commandites, explique Roy. Et croyez-moi, ça allait très bien, bien au-delà de nos espérances en fait. Mais la pandémie nous est tombé dessus et tout est maintenant au neutre.»

Roy avoue avoir été étonné par la réponse des entreprises granbyennes, très ouvertes à encourager son club.

«Quand nous avons déménagé la concession, tout le monde me disait : ‘'Les commandites, tu vas voir, c’est très difficile à Granby'’. Je ne sais pas si c’est parce que nous avons montré de belles choses en tant qu’organisation à notre première saison, mais ce n’est pas du tout ce que j’ai senti. C’était vraiment très, très prometteur jusqu’à ce que…»

Les Bisons, on le répète, ont clairement redonné le goût du hockey aux Granbyens. Mais Roy se doute bien que, lorsque la vie aura repris un tant soit peu son cours normal, les hommes d’affaires seront probablement davantage intéressés à sauver leur entreprise plutôt qu’à commanditer une équipe de hockey.

«En même temps, les gens vont prioriser l’achat local et nous sommes du local. Peut-être que ça va nous aider.»

Pour le reste, Roy affirme qu’il prépare la prochaine saison «comme si tout était normal», comme si l’action allait reprendre comme prévu en septembre.

«Honnêtement, on n’a pas le choix de travailler de cette façon. Faire autrement serait irresponsable. On discute, on a des projets et on essaie tant bien que mal de les faire avancer.»

Le retour de Miguel Fortin et de David Lapierre étant confirmé, Roy n’a pas à s’inquiéter des opérations hockey. «Miguel et David sont en contact avec nos joueurs et ils ont la tête à la saison prochaine.»

Europe et LNAH

La pandémie risque d’avoir des conséquences, peut-être même importantes, sur plusieurs ligues de hockey et de sport en général. Dans la Ligue senior AAA, la grande majorité des équipes ont confirmé leur retour la saison prochaine (la grande majorité, pas la totalité), mais plusieurs s’inquiètent de l’avenir de la Ligue nord-américaine, le circuit no. 1 de hockey senior au Québec, dont les clubs ont perdu beaucoup d’argent avec l’annulation des séries éliminatoires.

L’avenir de plusieurs équipes en Europe serait également en jeu.

«Plusieurs de nos joueurs viennent de la LNAH et de l’Europe, souligne Christian Roy. Je pense que la LNAH est plus solide qu’on le dit, mais si jamais plusieurs joueurs devenaient disponibles du jour au lendemain, il faudra voir ce qu’on fait avec ça dans la LHSAAAQ.»

Roy, l’homme d’affaires, est lui-même une victime de la pandémie. Son resto-bar sportif Dooly’s est fermé, même chose pour ses concessions alimentaires du Centre sportif Léonard-Grondin et de l’Aréna Madeleine-Auclair de Farnham.

«Disons que j’ai beaucoup de temps libre ces temps-ci, laisse-t-il tomber en tentant de s’encourager. Pour à peu près quiconque est en affaires présentement, c’est difficile. Mais les membres de ma famille sont en santé et ça, c’est le plus important.»