Le banc des Bisons, vers la fin de la deuxième période. Déjà, c'en était fait des Granbyens.
Le banc des Bisons, vers la fin de la deuxième période. Déjà, c'en était fait des Granbyens.

Les Bisons en mauvaise posture

SAINT-HYACINTHE – Clairement, les Bisons sont en mauvaise posture.

Au Stade L.-P.-Gaucher samedi soir, les Granbyens se sont inclinés 6-0 devant le Métal Pless de Plessisville, qui mène maintenant cette série quart de finale au meilleur de sept matchs par deux victoires à zéro.

Le troisième match aura lieu dès dimanche soir, à 20h, au Centre sportif Léonard-Grondin. Avec les deux autres prévus à Plessisville le week-end prochain, les Bisons sont condamnés, et vraiment condamnés, à l’emporter dimanche devant leurs partisans.

Parlant de partisans, une belle foule de 961 spectateurs a assisté au match de samedi à Saint-Hyacinthe. Du nombre, une bonne centaine, au moins, avait fait le voyage depuis Granby.

Le Métal Pless, on va se le dire, est la meilleure équipe (et de loin!) sur la patinoire depuis le début de cette série. Il domine à tous les niveaux. Et les Bisons, qui n’ont pas l’air à y croire, passent beaucoup trop de temps au banc des pénalités.

Samedi, les partisans des Bisons ont plus d’une fois fait part de leur mécontentement par rapport à l’arbitrage. Ils avaient peut-être raison parfois, mais leurs favoris n’ont pas été des modèles de discipline à nouveau lors du deuxième match, encore plus au fur et à mesure que la rencontre avançait et que la frustration les gagnait.

Gabriel Slight et Pier-Olivier Grandmaison ont mené l’attaque des vainqueurs avec deux buts chacun. Janik Lowry-Gagnon (vous vous souvenez de lui avec les Inouk?) et Alexandre Comtois ont complété.

Devant le filet des Bisons, Paul Bourbeau Jr, qui a connu un mauvais départ, a reçu 36 lancers. À l’autre bout, Steven Veilleux, qui a effectué quelques gros arrêts, a fait face à 37 tirs.

Les Bisons étaient privés des services de Charles Power et Patrice Demuy, blessés, et Martin Trempe, sous le coup d’une suspension d’un match à la suite de la pénalité pour coup de bâton dont il a écopée vendredi à Plessisville.

Jason Crack et Francis Brunelle ont été expulsés. Dans le cas de Brunelle, il s'agit de la même offense que Trempe. Ce qui veut dire qu'il ne devrait pas être en uniforme dimanche.

Fortin et les émotions

Miguel Fortin dirigeait à nouveau les Bisons puisque David Lapierre était toujours retenu au Saguenay avec une de ses équipes de hockey scolaire. Et Fortin a encore parlé de contrôle d'émotions et de discipline après le match.

«Tant qu'on ne gérera pas mieux nos émotions, on va être dans le trouble, a-t-il dit. La discipline, on l'a pourtant assez dit, c'est la clé. Et elle n'était pas au rendez-vous encore ce soir.»

Fortin est aussi d'avis que ses joueurs laissent beaucoup trop de chances de marquer au Métal Pless.

«Plessisville a toute une attaque et on ne peut pas se permettre de lui ouvrir la porte comme ça.»

Plus loin, le défenseur Jason Larochelle penchait dans le même sens que son entraîneur.

«On se bat nous-mêmes, a-t-il lancé. J'ai confiance en chacun des joueurs dans ce vestiaire, mais il faut arrêter de se battre nous-mêmes. C'est pas compliqué, tout est là.»

Le représentant de La Voix de l'Est aurait bien aimé parler à Samuel Fortier, qui dirige le Métal Pless pendant que Simon Turcot est suspendu, mais celui-ci a préféré faire poireauter le journaliste. Plus tôt dans la journée, Fortier s'était attaqué à l'auteur de ces lignes dans un média des Bois-Francs, l'accusant d'avoir sciemment omis de donner la réplique à son organisation à la suite des événements des derniers jours.