Charles Power a obtenu ses meilleures statistiques en carrière au niveau senior cette saison.

Les Bisons devront faire sans Power

Les Bisons devront faire sans Charles Power lors des trois premiers matchs de leur série face au Métal Pless de Plessisville. En fait, au minimum lors des trois premiers matchs.

Power est aux prises avec de violents maux de dos. Des maux qui reviennent de temps en temps et qu’il traîne depuis l’époque où il jouait pour les Inouk.

« Je ne peux même pas travailler présentement, lance l’athlète de 27 ans. C’est dur de penser que je ne pourrai être là pour mes coéquipiers, mais je ne peux rien y faire. »

Power n’était pas en uniforme, samedi dernier, à l’occasion du dernier match du calendrier régulier des Bisons. Son absence fera mal.

« J’ai de la misère à rester debout, j’ai de la misère à rester assis. Je vais demeurer à la maison en fin de semaine et je vais suivre les matchs via internet. »

Power a complété la saison avec une récolte de 22 points, dont huit buts, en 19 matchs. Il s’agit de ses meilleures statistiques en carrière au hockey senior.

Un bon état d’esprit

Les Bisons ne sont pas favoris face au Métal Pless. Mais Power pense que son équipe est capable de venir à bout de Plessisville.

« C’est un très bon club, c’est clair, dit-il. Ils se sont améliorés énormément en cours de saison en vidant Bécancour de ses meilleurs éléments. Leur avantage numérique, on l’a vu l’autre soir, est incroyable. Mais si on reste disciplinés, on peut avoir le meilleur. Parce qu’à cinq contre cinq, je pense qu’on est supérieurs à eux. »

Power a l’impression que les Bisons entrent en séries dans un bon état d’esprit.

« À Joliette, il y a deux semaines, on a démontré qu’on était prêts pour les éliminatoires. On a joué un match parfait, ou presque, sur la route. Je n’ai pas vu la rencontre face au Métal Pless le week-end dernier, mais on aurait gagné si on n’avait pas donné la chance à Plessisville de nous faire mal avec leur avantage numérique. »

Une claque au visage

La saison des Bisons a été faite de hauts et de bas. Power s’attendait toutefois à ce que l’équipe « crashe », pour reprendre son expression, à la suite des cinq victoires consécutives qu’elle a remportées en début de campagne.

« C’était clair que ça allait arriver, tranche-t-il. En début de saison, on était transportés par l’émotion en raison de toute l’excitation qu’il y avait en ville par rapport à notre arrivée. Et quand tu montes haut comme ça, c’est certain que tu vas tomber à un moment donné. C’est ce qui est arrivé. Quand je regarde notre fiche (12-10), je me dis qu’on a une bien meilleure équipe que ça. »

La fameuse défaite de 6-0 face au Condor de Nicolet, le 18 janvier au Centre sportif Léonard-Grondin, a été une véritable claque au visage. Et c’est probablement ce que ça prenait aux Bisons.

« Honnêtement, je n’ai jamais eu honte comme ça après un match. Et j’inclus aussi toutes mes années de hockey avant les Bisons. Perdre 6-0 à domicile, lors du match des toutous en plus, c’était gênant comme c’est pas possible. Mais ça a fait en sorte de nous réveiller, je pense. On a joué du bon hockey après. Là, on peut regarder en avant et se dire que si on travaille bien, on peut faire un bout de chemin en séries. »

L’absence de Power va faire mal, mais ses coéquipiers peuvent au moins s’inspirer de son discours.