«On ne peut pas refuser une occasion de courir», affirme David Hébert.
«On ne peut pas refuser une occasion de courir», affirme David Hébert.

Les amateurs vont manquer à David Hébert

Même s’il est d’avis qu’il va manquer quelque chose, David Hébert est heureux à l’idée de courir à l’Autodrome Granby samedi soir.

«On ne peut pas refuser une occasion de courir, explique le quintuple champion en modifié à Granby. Mais l’absence de spectateurs, ça ma chicote. Je sais que plusieurs seront devant leur ordinateur ou dans le stationnement (à regarder les courses comme on regarde un film au ciné-parc), mais ils vont me manquer. Parce que dans le fond, on court pour nous, mais on court aussi pour ces gens-là, qui nous donne beaucoup d’énergie…»

Hébert était à Cornwall, il y a une dizaine de jours, alors que le promoteur Raymond Lavergne a présenté un programme à huis clos comme s’apprête à le faire Dominic Lussier à Granby. Parti 14e, il a fini cinquième.

«Quand la course commence, tu ne vois plus de différence. Mais avant et après, c’est autre chose. Les spectateurs mettent de l’ambiance, ils font partie du spectacle.»

Hébert n’a pas participé à aucune des deux séances de pratiques présentées à l’Autodrome. La seule et unique fois qu’il a sorti son modifié jusqu’ici, c’est à Cornwall.

«Payer pour les pratiques, ça ne me tentait pas. Mais j’y serai samedi et j’ai hâte.»

Pas moins de 35 modifiés sont attendus à l’Autodrome pour ce premier programme de la saison. Et tous feront la finale. Des Ontariens et des pilotes que l’on ne voit pas normalement à Granby le vendredi vont s’ajouter aux réguliers.

Dany Gagné, vainqueur du programme à Cornwall, renouera avec le tracé de la rue Cowie après avoir boudé pendant un an. Mathieu Desjardins, que l’on n’a pas vu en 2019, y sera aussi. Les frères Alan et Alex Therrien, qui partent rarement des Bois-Francs le vendredi, ont également confirmé leur présence. Mario Clair conduira quant à lui la deuxième voiture de l’équipe du ONE d’Hébert.

«Je vais rouler avec notre moteur 358 alors que Mario, lui, roulera avec le W16», précise Hébert.

Essayer des choses

David Hébert ne sait trop à quoi va rassembler la saison 2020. Car clairement, elle ne sera pas comme les autres.

«Tout ce que j’espère, c’est qu’on pourra se faire un semblant de saison et que les amateurs pourront s’asseoir dans les gradins à un moment donné, reprend le pilote de Saint-Damase. Pour le reste, c’est le bon moment de faire des expériences, d’essayer des choses.»

Hébert avoue qu’il n’a pas trop souffert du confinement.

«J’ai arrêté de travailler pendant une dizaine de jours au maximum. Le monde du transport ne peut pas être sur pause très longtemps. J’ai profité de mon temps libre pour avancer quelques trucs dans la maison, le genre de choses que l’on remet d’année en année. Mais là, je suis prêt, j’ai hâte d’être en piste.»