Le directeur général des Alouettes de Montréal, Kavis Reed

Les Alouettes encore en transition...

CHRONIQUE / Au moment où vous lirez ces lignes, la saison de la Ligue canadienne de Football sera déjà vieille de deux jours. Nos Alouettes eux, auront déjà joué leur premier match à Edmonton. Puisque le temps est propice à la chose et, surtout, parce que j’aime bien me prêter à ce petit jeu, le tout sans me prendre au sérieux, voici mes prédictions en ce qui concerne la saison 2019 du circuit Ambrosie.

DIVISION EST 

1. Hamilton

Depuis le congédiement de Kent Austin comme directeur général et entraîneur-chef en 2017, les Tiger-Cats ne font peut-être pas beaucoup de bruit, mais ils s’améliorent sans cesse. Cette saison, avec le très compétent Orlando Steinauer à sa barre, qui remplace June Jones qui a quitté pour l’aventure de la XFL, l’équipe devrait profiter de la reconstruction des Argonauts de Toronto et du Rouge et Noir d’Ottawa pour se hisser au 1er rang de la division. Une belle signature passée inaperçue cet hiver : celle du vétéran Chris Van Zeyl (ligne offensive, Toronto) qui amènera beaucoup de leadership dans le vestiaire. 

2. Ottawa

Grandement affaiblis par la perte de trois de ses piliers en offensive (le quart Trevor Harris et le receveur Greg Ellingson à Edmonton, ainsi que le porteur de ballon William Powell en Saskatchewan) le Rouge et Noir prend le pari de laisser son attaque entre les mains d’un duo de quarts en Dominique Davis (second de Harris en 2018) et Jonathan Jennings (second de Travis Luley en Colombie-Britannique). Tous deux ayant un beau potentiel, je ne serais pas surpris de voir la formation d’Ottawa causer de belles surprises. Quand on connaît les talents de recruteur du directeur général Marcel Desjardins…

3. Toronto

Bien que la retraite du quart Ricky Ray fasse mal à l’équipe, le directeur général Jim Popp a tout de même fait de belles trouvailles cet hiver en faisant parapher des contrats aux agents libres Derel Walker (receveur de passes, Edmonton) Shawn Lemon (joueur de ligne défensive qui effectue un retour à Toronto après un an à Vancouver) et les porteurs de ballon Chris Rainey et Tyrell Sutton, de la Colombie-Britannique.

4. Montréal  

Les Alouettes ont eu beau signer les excellents demi-défensifs Taylor Loffler et Jeremiah Johnson (Colombie-Britannique) durant la saison morte, il n’en demeure pas moins que l’équipe croupit dans les bas-fonds de la ligue. Elle fait du surplace depuis trois ans, date qui correspond exactement à l’entrée en fonction du  DG Kavis Reed. Avec un instructeur-chef (Mike Sherman) qui quitte une semaine avant le début de la saison, l’organisation ressemble plus à une tour de Babel qu’à une équipe qui aspire à la conquête d’un championnat… À Montréal, on a bien plus besoin d’un travail de reconstruction que d’un job de démolition. Dommage…


DIVISION OUEST

1. Winnipeg

Le directeur-gérant Kyle Walters, son adjoint Danny McManus et l’instructeur-chef Mike O’Shea sont partis d’une équipe moribonde, il y a trois ans, et l’ont montée pièce par pièce. Leur but : arriver à la terre promise et il semble bien que cette année soit la bonne. Menés à l’attaque par le porteur de ballon Andrew Harris, le quart Matt Nichols, le botteur Justin Medlock et, en défense, par le secondeur Adam BigHill, il manque bien peu de choses aux Blue Bombers pour accéder à une première Coupe Grey.

2. Calgary

Il y a à peine six mois, les Stampeders remportaient la Coupe Grey. Pourtant, depuis ce temps, beaucoup de membres de l’équipe gagnante ne sont plus de l’alignement. On n’a qu’à penser à Micah Johnson (Saskatchewan), Alex Singleton (Eagles de Philadelphie, NFL) et à leur excellent coordonnateur défensif, Devonce Clairbrooks, devenu instructeur-chef des Lions de la Colombie-Britannique. Cependant, le DG John Hufnagel a toujours su dénicher des joueurs de talent pour permettre à sa formation d’être compétitive année après année. La saison 2019 représente un excellent moyen de le prouver de nouveau.

3. Colombie-Britannique

Il semble que la signature du quart-arrière Mike Reilly (Edmonton) et la venue d’un nouvel entraîneur-chef en Claybrooks ont créé un véritable buzz autour des Lions à Vancouver depuis le mois de mars. C’est ce qu’on leur souhaite, car malgré le fait qu’ils aient pu compter sur de bonnes équipes lors des trois dernières saisons, ils ont touché le fond de la très forte division Ouest. Cependant, il y a un gros point d’interrogation à la position de botteur, car on n’a pas pu remplacer adéquatement l’excellent Ty Long, qui vient de se coller aux Chargers de Los Angeles de la NFL.      

4. Saskatchewan

À la fin de la dernière saison, la majorité des observateurs de la LCF s’entendaient pour dire que s’il y avait une formation capable de tenir tête aux Stampeders de Calgary en 2019, c’était bien les Rough Riders de la Saskatchewan. L’équipe, grâce au génie du DG et entraîneur-chef Chris Jones, arrivait à maturité. Cependant, une bombe a éclaté le
15 janvier dernier alors que Jones a remis sa démission pour rejoindre les Browns de Cleveland de la NFL. Après avoir essuyé des refus de Winnipeg et d’Ottawa en vue d’interviewer Paul LaPolice et Jaime Elizondo, tous deux coordonnateurs offensifs, l’organisation s’est rabattue sur Craig Dickenson, (le grand frère de Dave, des Stampeders) en lui confiant le job d’instructeur-chef. Jusque-là, il était le coordonnateur des unités spéciales. Un pari audacieux. Un peu trop même. Au moins, la signature des receveurs Emmanuel Arceneaux et Corey Watson (Colombie-Britannique) et celle du demi-offensif William Powell sauront en atténuer la chute.   

5. Edmonton

Une nouvelle ère débute à Edmonton à la suite du départ de Mike Reilly. Le tout repose entre les mains du quart Trevor Harris, qui aura la lourde tâche de le remplacer. Au moins, le DG Brock Sunderland a eu la bonne idée de lui adjoindre sa cible préférée en Greg Ellingson (Ottawa). Toutefois, mis à part ce dernier, la liste des receveurs ayant fait leurs classes est mince. Très mince…  

Louis St-Germain

ON EN JASE AUTOUR D’UN BON CIGARE

Parlant de la LCF et des Alouettes, leur radio francophone officielle, le 98,5 FM, compte depuis peu un nouvel analyste lors de la retransmission de ses matchs : Alexandre Laganière. Remplaçant à ce poste Steve Charbonneau, qui a quitté l’hiver dernier pour des raisons familiales, Laganière est un ancien joueur de ligne offensive des Carabins de l’Université de Montréal, avec qui il a remporté la Coupe Vanier en 2014. Repêché par le Rouge et Noir d’Ottawa en 2015, il s’inscrit dans cette nouvelle tangente prise par les producteurs d’émissions sportives de confier à de jeunes loups ex-athlètes l’analyse des matchs. Jean-Philippe Bertrand et Charles-Antoine Sinotte (Les Partants) sur les ondes de TVA Sports en sont de parfaits exemples. Je souhaite la meilleure des chances à Alexandre, qui formera un excellent duo avec mon ami Jean St-Onge, descripteur des matchs des Oiseaux depuis 2015. 

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Bonne chance au grand sportif Louis St-Germain, qui vient de déménager son entreprise au 740, boulevard Industriel, dans le parc industriel de Granby. Spécialisés dans la confection de cuisines sur mesure, de meubles d’aménagement de salles de bain et de garde-robes, Louis et son équipe n’avaient guère le choix de poser ce geste : l’entreprise a véritablement le vent dans les voiles et avait besoin de nettement plus d’espace. Cette situation fera sans doute en sorte qu’il aura moins de temps à consacrer à la pratique du golf, lui qui est d’ores et déjà l’un des plus longs frappeurs de la région.