Voilà à quoi ressemblait la voiture de Félix Murray à la suite de l’accident qu’il a subi lors de la première finale présentée en classe sportsman il y a une semaine.

L'entraide a ramené Félix Murray en piste

«Quand on dit que les pilotes et les membres des équipes forment une grande famille, c’est vrai. Je peux vraiment vous l’assurer après avoir vécu ce que j’ai vécu la semaine passée.»

Non, Félix Murray n’est pas à la veille d’oublier ce qu’il a vécu vendredi dernier à l’Autodrome. Après avoir sérieusement abîmé sa voiture dans un accident lors de la première finale de la classe sportsman, le pilote granbyen a surpris absolument tout le monde en réussissant à revenir en piste, quelques heures plus tard, pour la seconde. Et il a ramené une étonnante huitième place.

«J’avoue que je partais de loin, a rigolé Murray. Mais j’ai tellement, tellement eu d’aide. Sérieusement, je n’en reviens pas encore. Ma gang a été extraordinaire, mais j’ai aussi reçu un coup de mains des membres de l’équipe de Dany Gagné, de Pascal Picotin et de Mathieu Laramée (même s’il ne court plus à Granby). Et ça, c’est sans compter la quinzaine de pilotes qui sont venus me voir pour me demander si j’étais correct et si j’avais besoin de quelque chose d’autre. L’entraide qu’il y avait, c’était touchant, c’était beau à voir.»

Mais la voiture no. 95, elle, était pas mal moins belle à voir lorsqu’elle est sortie de piste en début de soirée. La photo qui accompagne ce texte le montre très bien.

«À part le différentiel qui était un peu magané, la mécanique était OK. C’est davantage la carrosserie qui en a pris pour son rhume. Mais on a travaillé fort, on a travaillé sans arrêt jusqu’au départ de la deuxième finale, et on y ait arrivé.»

Murray raconte que son chef d’équipe Stéphane Nadeau a tellement travaillé dur qu’il a été malade tout juste avant le début de la deuxième finale. Le stress avait fait son œuvre.

«Honnêtement, j’en dois une à bien du monde», a avoué Murray, très reconnaissant.

Objectif : une autre victoire
Avant la soirée d’il y a une semaine, Félix Murray occupait la troisième place du championnat en classe sportsman. Il est maintenant sixième. S’il reconnait qu’il sera très difficile de rattraper Martin Pelletier — qui vient de l’emporter quatre fois de suite —, il affirme qu’il vise encore une place parmi les trois premiers au classement.

«Mais surtout, je vise une autre victoire, a avoué celui qui compte un triomphe chez lui, à Granby. Gagner à la maison, devant mes parents et amis, c’est un feeling tout simplement extraordinaire.»

À 23 ans, Murray n’est pas pressé de graduer chez les modifiés. Il y a le budget, c’est clair, mais il y a aussi l’expérience, dit-il.

«Le jour où je vais monter, je serai sûr de mon coup, je serai sûr que je serai compétitif. Tous les pilotes rêvent de conduire un modifié, mais il faut être véritablement prêt à faire le saut quand tu le fais. Et honnêtement, je sais que j’ai encore des choses à apprendre.»

Murray est un bon pilote, mais il possède aussi d’autres belles qualités. Le jeune homme est reconnaissant et il est modeste. Et les gens, on l’a bien vu, n’hésitent pas à aider les bonnes personnes.