Il ne faisait pas chaud, mais quelque 3000 personnes sont venues voir les petits bolides de la série Empire Super Sprints. Dale Gosselin est ici au centre de Jordan Poirier (à gauche) et de Steve Poirier.

L’émotion de Billy Vanlnwegen

Steve Poirier a fait une belle course vendredi soir à l’Autodrome Granby. Mais Billy Vanlnwegen en a fait une plus belle encore.

Vanlnwegen, de Port Jervis dans l’État de New York, a doublé la légende de Belœil, premier au 10e tour, et il a remporté la finale de 25 tours en série Empire Super Sprints, finale goûtée par les quelque 3000 spectateurs qui avaient apporté leur couverture de laine pour aller aux courses.

Non, ce n’était pas très chaud. Lorsque la finale des ESS a commencé, le mercure indiquait neuf petits degrés. Faut aimer ça.

« Un feeling extraordinaire !, a lancé Vanlnwegen, qui signait une première victoire en ESS et qui était parti 10e. Gagner, c’est une chose, mais avoir le dessus sur un pilote comme Steve, c’est incroyable. J’avais une bonne voiture et j’en ai profité au maximum. »

Vanlnwegen, qu’on a déjà vu chez nous en gros bloc, semblait très ému à la suite de sa victoire. Il avait le souffle court et il parlait vite, au point où on n’a pas saisi tout ce qu’il a raconté. Mais il avait cette étincelle de bonheur dans ses yeux.

« J’ai fait plusieurs séries dans ma carrière et ça n’a pas toujours été facile. Mais une soirée comme celle-là, ça vaut de l’or. »

Paulie Colagiovanni, qui avait triomphé à l’âge précoce de 16 ans à Granby en 2017, a fini troisième. Jordan Poirier, le neveu de Steve, et Chuck Hebing ont complété le top 5.

Dale Gosselin (12e), qui avait remporté sa qualification, Guillaume Nederer (20e), Bryan Cloutier (22e) ainsi que Yan Bilodeau et Alex Vigneault, dont la soirée de travail s’est terminée avant la finale, étaient les autres Québécois inscrits. On retrouvait 26 sprint cars dans les puits, un chiffre très intéressant.

Les amateurs aiment les sprints cars en raison de leur rapidité. À l’entrée des virages, plusieurs voitures filaient à plus de 200 km/h vendredi. Toujours impressionnant.

Bussière: une première en sept ans

Si l’Américain Billy Vanlnwegen était ému à la suite de son triomphe en série Empire Super Sprints, Yan Bussière l’était presque tout autant après sa victoire en modifié. Il faut savoir qu’il s’agissait de sa première en sept ans à Granby.

« Ça fait du bien, beaucoup de bien, a laissé tomber le Drummondvillois, parti septième. Je courais après ma queue depuis quelques années mais là, ce soir, tout fonctionnait. La voiture n’était pas bonne, elle était exceptionnelle ! »

Bussière a eu le meilleur sur Steve Bernard et Jean-François Corriveau. Un podium à 100 % W16, n'ont pas manqué de souligner plusieurs.

Steve Bernier, aussi sur W16, et David Hébert ont suivi.

« Notre voiture méritait de gagner ce soir, a analysé Bernard. Mais j’ai manqué un peu de confiance lors de la dernière relance (au 31e de 40 tours, alors qu’il était en tête). Mais on ne lâchera pas. »

Alex Lajoie, avec sa deuxième victoire de suite, l’a emporté en sportsman. Il a devancé Jérémy Roy et Steve Turcotte.

EN VITESSE

François Adam n’a pas encore été vu à bord de son modifié cette saison à l’Autodrome. Les budgets sont serrés, encore plus pour certains que pour d’autres… Jean Boissonneault a aussi passé un tour vendredi, lui qui a semble-t-il manqué de temps pour préparer sa voiture… Malgré tout, avec la présence des frères Alan et Alex Therrien, de Mario Clair avec l’équipe du ONE (et avec un W16 dans sa voiture !) et du nouveau venu Christophe Lupien, ils étaient tout de même 24 voitures dans les puits… Le tableau indicateur promis par les gens de l’Autodrome n’a toujours pas été livré par la firme de Calgary avec laquelle les propriétaires de la piste granbyenne font affaire, mais ceux-ci ont eu la bonne idée vendredi d’inscrire les résultats sur l’écran géant situé dans les puits.