Cette photo, prise à la suite du dernier entraînement de la saison des Incroyables, démontre bien l’esprit qui anime l’équipe benjamine.

Le super groupe de Rino

Sous la neige et au froid, les Incroyables du football benjamin de J.-H.-Leclerc ont tenu leur dernier entraînement de la saison jeudi soir au terrain synthétique du parc Jean-Yves-Phaneuf. Même si les Granbyens ont encore un match à disputer, il y avait un brin de nostalgie dans l’air.

« Ça a été une belle saison, avec un super groupe de jeunes, explique l’entraîneur en chef des plus petits de la famille des Incroyables, Rino Mazuruza. Le genre de saison dont on va se rappeler longtemps… »

Les Incroyables ont complété leur saison régulière avec une fiche de six victoires et une défaite. Seuls les Sphinx de l’école secondaire Jacques-Rousseau de Longueuil, qui n’ont pas perdu un seul match en 2019, ont réussi à les battre. En sept rencontres, ils n’ont accordé que 46 points (dont 34 lorsqu’ils ont perdu) et en ont inscrit 251.

Dimanche, les six équipes du circuit benjamin de la Montérégie vont disputer un dernier match à Sainte-Catherine, ville des Dynamiques du collège Charles-LeMoyne. Les Incroyables retrouveront alors les Sphinx dans le cadre d’un affrontement sans enjeu puisque ces derniers sont déjà considérés comme les champions régionaux après qu’ils aient dominé le classement de la saison régulière.

« Les victoires, c’est l’fun, mais il y a tellement plus important que ça à notre niveau, reprend Mazuruza, qui est associé au programme des Incroyables depuis longtemps, d’abord en tant que joueur puis en tant qu’entraîneur. Nous sommes ici pour enseigner le sport à nos jeunes, pour leur transmettre les valeurs associées au football et pour les aider à devenir de bonnes personnes. Mais c’est agréable, c’est vrai, de gagner… »

Clairement, les petits Incroyables ont du talent. Mais leur plus belle qualité, selon Mazuruza, c’est leur désir d’apprendre.

L’entraîneur en chef des Incroyables, Rino Mazuruza, place le concept d’équipe avant tout.

« Les jeunes sont dédiés et ils ont fait du football leur priorité, après les études évidemment. C’est un groupe uni, soudé. »

Les cadets (1-7) et les juvéniles (2-6) des Incroyables n’ont rien cassé cette saison. Les benjamins de Mazuruza représentent l’avenir du programme.

« Vingt de nos joueurs se retrouveront chez les cadets la saison prochaine. C’est très prometteur pour la suite des choses. »

D’ailleurs, Mazuruza fera le saut chez les cadets en même temps que les 20 joueurs en question.

Le logo tatoué sur le cœur

Rino Mazuruza a le logo des Incroyables tatoué sur le cœur. Tellement qu’il n’a jamais songé quitter lorsqu’il a dû déménager à Sherbrooke l’été dernier. Et il s’est entouré d’adjoints pour qui le sentiment d’appartenance envers l’organisation est tout aussi grand.

« Mes adjoints ont également tous joué pour les Incroyables. Ce logo, il représente le football à Granby. Il y a une fierté à défendre ce chandail. Et nos joueurs ont cette fierté également. »

Mazuruza, qui met toujours le concept d’équipe en avant de tout le reste, hésite à parler de joueurs qui se sont distingués un peu plus que d’autres cette saison. Tout de même, il ne peut passer à côté des performances du quart Raphaël Vaillancourt et du joueur de ligne défensive Justin Gileau-Desloges, deux de ses piliers.

« Ce sont de beaux athlètes, mais ils sont entourés de 25 autres beaux athlètes. Cette équipe, c’est une véritable famille. »