Michel Tassé
Comme bien d’autres stades et parcs, le Stade Léo-Asselin d’Acton Vale risque de demeurer inanimé au cours des prochains mois.
Comme bien d’autres stades et parcs, le Stade Léo-Asselin d’Acton Vale risque de demeurer inanimé au cours des prochains mois.

Le sportif a le moral à terre

CHRONIQUE / Il est 14h et le premier ministre Legault vient de conclure sa conférence de presse quotidienne, celle-là portant sur la réouverture GRA-DU-ELLE (pour reprendre sa façon de le dire) du secteur économique. Et mon moral est bas, sinon à terre.

J’ai plusieurs connaissances qui avaient des attentes par rapport à la conférence de presse du jour. Des propriétaires d’entreprises liées au monde du sport comme des gymnases, des centres de hockey balle, des trucs du genres. Et il n’y avait rien pour eux.

Et le PM, comme le bon docteur Arruda, insiste plus que jamais sur la distanciation sociale, qui semble être là pour longtemps. Sérieusement, comment pensez-vous qu’on pourra jouer au baseball et au soccer cet été en respectant une distance de deux mètres entre les athlètes? Impossible, le directeur général de Baseball Québec l’a d’ailleurs dit clairement.

Dans quelques jours, ce sera le mois de mai, le moment où la saison des sports d’été commence habituellement. Mais il n’y a rien qui va commencer. Ni en mai, ni probablement en juin ou en juillet.

L’été s’annonce plus que tranquille.

Je pense aux sports que je couvre, mais je pense aussi aux enfants. Égoïstement, à mes enfants. À Anaïs qui ne jouera probablement pas au soccer, à Éliott qui n’aura probablement pas sa saison de karting et à Bastien qui n’aura probablement pas la chance de faire ses premiers pas au hockey balle, lui qui en rêve tellement.

Et je pense à ma femme et à moi, à qui le crime de virus va voler des moments précieux à encourager nos petits sur les lignes de côté.

Le pire, c’est qu’il n’y a aucune garantie non plus quand on regarde plus loin. Est-ce qu’on va jouer au hockey l’automne prochain? Disons que je ne gagerais pas ma maison là-dessus.

Non, je ne suis pas dans une bonne journée. Je suis désolé. Le sportif n’est pas d’humeur. Je n’en veux absolument à personne, sinon à ce maudit, maudit virus qui est venu chambouler nos vies.

Ça va feeler mieux demain, j’imagine…