Tous comme les gens du baseball, ceux de soccer vivent d’espoir. Mais la pandémie risque fort d’avoir raison de l’International Jean-Yves-Phaneuf.
Tous comme les gens du baseball, ceux de soccer vivent d’espoir. Mais la pandémie risque fort d’avoir raison de l’International Jean-Yves-Phaneuf.

Le soccer et le baseball encouragés

Le soccer et le baseball ne font pas partie des sports dont la reprise a été autorisée par la ministre Isabelle Charest. Tout de même, les responsables de ces deux sports vivent d’espoir en se disant que bientôt, ça pourrait être leur tour.

«L’annonce de la ministre est encourageante, souligne le président des Cosmos, Bruno Paré. On ne recommencera pas à jouer au soccer la semaine prochaine, mais on voit que la roue du sport recommence tranquillement à tourner et nous savons aussi que nous sommes dans les cartons.»

Les gens de Soccer Québec, tous comme ceux de Baseball Québec, ont déjà en main un plan de relance de leur sport. Bien sûr, on insistera d’abord sur les habiletés individuelles lorsque le gouvernement permettra qu’on retourne sur le terrain.

«Tout le monde le dit : il faut que nos jeunes recommencent à bouger et qu’ils retrouvent leurs activités préférées, reprend Paré. Comme bien d’autres sports, le soccer devra s’adapter.»

Les Cosmos auront par ailleurs une grosse décision à prendre avant longtemps et ça risque de faire mal. Car dans le contexte actuel, il est très difficile de penser qu’on pourra tenir l’International de soccer Jean-Yves-Phaneuf en septembre.

«Le tournoi accueille entre 375 et 400 équipes par année et, à cette période-ci de l’année, on a déjà environ 250 inscriptions. Là, on en a… 60. Et il faut penser à l’hébergement puisqu’environ 85% des clubs viennent de l’extérieur. On n’aura pas le choix de se pencher sur la situation du tournoi bientôt.»

L’International Jean-Yves-Phaneuf est une source de financement très importante des Cosmos.

«Les profits du tournoi nous permettent de revoir à la baisse le coût d’inscription de nos joueurs. Pas de tournoi, ça va être difficile de garder l’inscription au même coût, c’est clair.»

En juillet?

Président de Baseball mineur Granby, François Lemay se dit aussi encouragé par les décisions prises de la ministre Charest.

«Je suis très content pour ceux qui vont pouvoir recommencer à pratiquer leur sport, dit-il. Il ne faut surtout pas être jaloux, car il ne s’agit pas d’une compétition. Dans son allocution, Mme Charest a parlé de baseball deux fois. Notre tour viendra, je le sais. Il suffit de patienter encore un peu.»

Lemay se prépare depuis longtemps à une saison «différente».

«On sait depuis le mois de mars que ce sera complètement autre chose. Des gagnants et des championnats, il n’y en aura probablement pas cette année. Mais je suis convaincu qu’on finira par jouer au baseball quand même. Quand? Je me risque à parler de juillet.»

Lemay ne craint pas du baseball à l’intérieur de Granby seulement et limité peut-être à des séances d’entraînement uniquement.

«L’important, c’est de jouer. Et qui sait si des formules différentes ne nous permettraient pas de nous attirer une clientèle nouvelle?»

Baseball mineur Granby a déjà annulé les quatre tournois qui étaient prévus sur son territoire en 2020.